conformĂ©mentĂ  l’article L. 243-1-1 du code des assurances. Il s’engage Ă  produire les attestations d’assurance (responsabilitĂ© civile dĂ©cennale et responsabilitĂ© civile gĂ©nĂ©rale) en cours de validitĂ© au mandataire. En outre, le mandataire est responsable de sa mission telle qu’elle est dĂ©finie Ă  l’article 11 du marchĂ©.
La franchise prĂ©vue au contrat d’assurance, inopposable aux tiers, lorsque la responsabilitĂ© dĂ©cennale d’un constructeur est engagĂ©e, peut en revanche ĂȘtre opposĂ©e aux bĂ©nĂ©ficiaires des indemnitĂ©s lorsque le constructeur assurĂ© intervient Ă  la construction en sous-traitance d’une autre entreprise. L’article 1792 du Code civil prĂ©voit une responsabilitĂ© de plein droit pour les constructeurs d’un ouvrage lorsque cet ouvrage est affectĂ© de dĂ©sordres qui le rendent impropre Ă  sa destination, ou qui en compromettent la soliditĂ©. Selon l’article L 241-1 du Code des assurances, cette responsabilitĂ© est obligatoirement assurĂ©e. Les intervenants Ă  la construction concernĂ©s par cette obligation d’assurance sont ceux contractuellement liĂ©s au maĂźtre d’ouvrage ce dernier Ă©tant celui pour le compte duquel la construction est rĂ©alisĂ©e. Selon l’article A 243-1 du Code des assurances et son annexe I, la franchise prĂ©vue par les contrats d’assurance de responsabilitĂ© souscrits par les intervenants Ă  la construction n’est pas opposable aux bĂ©nĂ©ficiaires des indemnitĂ©s d’assurance, ce contrairement au droit commun. En effet, en dehors de prĂ©visions particuliĂšres de la loi, tel qu’en matiĂšre d’assurance de responsabilitĂ© dĂ©cennale, un assureur n’est tenu vis Ă  vis des bĂ©nĂ©ficiaires des indemnitĂ©s qu’aprĂšs application de la franchise prĂ©vue par un contrat d’assurance de responsabilitĂ©. Les contrats d’assurance de responsabilitĂ© prĂ©vus par l’article L 241-1 du Code des assurances c’est Ă  dire les contrats d’assurance de responsabilitĂ© dĂ©cennale prĂ©voient souvent que le souscripteur de ce contrat bĂ©nĂ©ficie Ă©galement de la garantie de l’assureur, lorsqu’il intervient, non pas en vertu d’un contrat conclu avec le maĂźtre d’ouvrage, mais en vertu d’un contrat de sous-traitance, c’est Ă  dire Ă  la demande d’une autre entreprise. Dans ce cas, les dispositions de l’article A 243-1 du Code des assurances sont-elles Ă©galement applicables, et la franchise prĂ©vue par le contrat d’assurances est elle aussi inopposable aux bĂ©nĂ©ficiaires des indemnitĂ©s ? La rĂ©ponse est nĂ©gative. En effet, la garantie d’assurance offerte au constructeur lorsqu’il intervient en qualitĂ© de sous-traitant n’est pas la garantie obligatoire et encadrĂ©e par la loi prĂ©vue par l’article L 241-1 du Code des assurances, mais une garantie dite facultative ». Les obligations prĂ©vues par la loi, notamment en ce qui concerne la franchise, ne sont donc pas applicables.
PourrĂ©pondre Ă  cette problĂ©matique, l'État a mis en place un bureau central de tarification (BCT) pour obliger les assureurs Ă  dĂ©livrer cette garantie, comme le stipule l'article L. 243-4 du code des assurances : « Toute personne assujettie Ă  l'obligation de s'assurer qui, ayant sollicitĂ© la souscription d'un contrat auprĂšs d'une entreprise d'assurance dont les statuts n'interdisent
À retenir de l'assurance dommages-ouvrage !Qui doit souscrire la Dommages-Ouvrage ?Tout maĂźtre d’ouvrage, personne physique ou morale, agissant en qualitĂ© de propriĂ©taire, de vendeur ou de mandataire du propriĂ©taire d’un ouvrage, et qui fait rĂ©aliser des travaux de construction a l’obligation de souscrire une assurance procĂ©dure simplifiĂ©ePour les sinistres de faible importance moins de 1 500 € et ne prĂ©sentant pas de difficultĂ© technique particuliĂšre, vous pouvez bĂ©nĂ©ficier d'une procĂ©dure d'expertise simplifiĂ©e trĂšs rapide qui prĂ©voit une offre d'indemnisation au plus tard 15 jours aprĂšs que nous ayons reçu la dĂ©claration de Ă  l'assurance dĂ©cennale des professionnels de la constructionLe contrat Dommages-Ouvrage assure au maĂźtre d'ouvrage et aux propriĂ©taires un prĂ©financement rapide de la rĂ©paration des dĂ©sordres de nature sur l'assurance dommages-ouvrageElle rĂ©pond Ă  cette obligation d'assurance et garantit le maĂźtre d'ouvrage ainsi que les propriĂ©taires successifs du paiement des travaux de rĂ©paration des dommages survenus dans les 10 ans suivant la rĂ©ception de l'ouvrage. Notre contrat propose des garanties complĂ©mentaires telles que la garantie biennale de bon fonctionnement des Ă©lĂ©ments d'Ă©quipement, la garantie des constructions prĂ©existantes rĂ©habilitĂ©es, la garantie des dommages immatĂ©riels consĂ©cutifs Ă  des sinistres de nature dĂ©cennale ou biennale. Le contrat dommages-ouvrage intervient en dehors de toute recherche de responsabilitĂ© des constructeurs. Il couvre les dommages de nature dĂ©cennale article 1792 du code civil dont sont responsables les constructeurs. Il peut s'agir de dommages y compris ceux provenant du vice du sol qui compromettent la soliditĂ© de l'ouvrage de bĂątiment lui-mĂȘme ou la soliditĂ© d'un de ses Ă©lĂ©ments d'Ă©quipement indissociables, qui rendent l'ouvrage de bĂątiment impropre Ă  sa destination. Comment fonctionne la Dommages-Ouvrage ?La garantie est accordĂ©e pour une durĂ©e de 10 ans Ă  compter de la rĂ©ception. La procĂ©dure d’expertise et de gestion des sinistres est enfermĂ©e dans un cadre rigide dĂ©crit Ă  l’annexe 2 de l’article A 243-1 du code des assurances. Elle doit ĂȘtre engagĂ©e avant toute action en justice en respectant le formalisme de la loi. En rĂ©sumĂ©, elle oblige l’assureur Ă  prendre rapidement position. Et dans l’hypothĂšse oĂč l’assureur accepte de prendre en charge le sinistre, il doit indemniser dans les meilleurs dĂ©lais afin de permettre au bĂ©nĂ©ficiaire d’engager les contrats complĂ©mentaires
Articlea 243-1 du code des assurances ASSURANCE CONSTRUCTION – Qui doit prouver que la police d’assurance dĂ©cennale couvre les dommages immatĂ©riels, le tiers victime ou l'assureur ? 23 Mar 2022 Avocat Cass.civ.3, 2 mars 2022, n°20-22.486 C’est Ă  la partie qui rĂ©clame l’exĂ©cution d’une obligation d’en apporter la preuve.
L’assurance sert Ă  vous protĂ©ger dans votre vie quotidienne, par exemple, contre des dommages que vous auriez provoquĂ©s ou que vous auriez rencontrĂ©s. Comme tous les contrats conclus entre particuliers, les contrats d’assurance obĂ©issent aux principes gĂ©nĂ©raux Ă©noncĂ©s dans le Code civil. S’agissant par exemple des contrats d’assurance de dommages, ceux-ci font l’objet, en outre, d’une rĂ©glementation particuliĂšre, ils sont rĂ©gis par le Code des assurances. Soyez vigilant, lisez bien les garanties de votre contrat avant de vous engager. CrĂ©dit photo ©Pixabay Assurance - PDF, 636 Ko Le contrat d’assurance est rĂ©gi par le Code des assurances s'il a Ă©tĂ© conclu par une sociĂ©tĂ© d'assurance, par le Code de la mutualitĂ© s'il a Ă©tĂ© conclu par une mutuelle, ou par le Code de la SĂ©curitĂ© sociale s'il a Ă©tĂ© conclu par une institution de prĂ©voyance. Le contrat d'assurance est une convention par laquelle l'assureur s'engage Ă  verser Ă  l'assurĂ© une somme d'argent rĂ©parant le prĂ©judice subi en cas de survenance d'un sinistre, dĂ©fini en Ă©change du paiement d'une somme versĂ©e, soit Ă  l'origine, soit pĂ©riodiquement. Les caractĂ©ristiques du contrat d'assurance Le contrat d'assurance prĂ©sente les caractĂ©ristiques suivantes il est consensuel rĂ©sultant d'un accord de volontĂ©, alĂ©atoire sa rĂ©alisation est subordonnĂ©e Ă  la survenance d'un Ă©vĂ©nement incertain, synallagmatique faisant naĂźtre des obligations rĂ©ciproques entre l'assureur et l'assurĂ©, d'adhĂ©sion rĂ©digĂ© par l'assureur, Ă  titre onĂ©reux souscrit en contrepartie d'une prime, successif il s'Ă©chelonne dans le temps, rĂ©glementĂ© soumis au Code des assurances. Le risque qui est couvert est dĂ©fini par les parties, gĂ©nĂ©ralement par des conditions gĂ©nĂ©rales et des conditions particuliĂšres. Le risque doit ĂȘtre indĂ©pendant de la volontĂ© des parties. Les Ă©vĂ©nements certains, impossibles ou dĂ©pendants de la volontĂ© de l'assurĂ© ne sont pas assurables. Les assurances peuvent ĂȘtre de deux natures assurances de dommages ou assurances de personnes. Les assurances de dommages couvrent Ă  la fois les dommages que subissent les biens, et les paiements auxquels l’assurĂ© est tenu lorsque sa responsabilitĂ© est engagĂ©e pour avoir causĂ© un dommage. Les assurances de personnes couvrent des Ă©vĂ©nements qui touchent l’assurĂ© lui-mĂȘme ou le bĂ©nĂ©ficiaire la santĂ©, le dĂ©cĂšs, l’invaliditĂ©, le chĂŽmage, etc.. Un contrat d'assurance peut ĂȘtre individuel souscrit par un assurĂ© ou collectif souscrit par un tiers pour couvrir un groupe d'assurĂ©s, intuitu personae portant sur une personne ou non assurance de chose, de droit privĂ© ou de droit public lorsqu'il est conclu dans le cadre d'un marchĂ© public, civil, commercial ou mixte selon la qualitĂ© des parties. La formation du contrat d'assurance La formation du contrat d'assurance est gĂ©nĂ©ralement prĂ©cĂ©dĂ©e de dĂ©marches et d'Ă©changes entre la personne qui veut s'assurer et l'assureur ou des intermĂ©diaires. Aussi, est-il important pour l'assurĂ© de connaĂźtre le moment exact Ă  partir duquel il est engagĂ© car si le contrat est formĂ©, l'assurĂ© est engagĂ©, il doit ses primes et ne peut se dĂ©gager qu'en respectant les rĂšgles de rĂ©siliation du contrat c'est-Ă -dire pas dans l'immĂ©diat, gĂ©nĂ©ralement ; si le contrat n'est pas formĂ© alors que l'assurĂ© croit l'inverse, il n'est pas protĂ©gĂ© en cas de sinistre. L'information rĂ©ciproque des parties L'information de l'assureur L'assureur, avant de souscrire, a besoin d'informations sur le risque pour savoir s'il est assurable et pour fixer le tarif. Pour cela, il fait remplir au demandeur un questionnaire intitulĂ© proposition d'assurance. La proposition n'engage ni l'assureur ni l'assurĂ©. L'assurĂ© peut Ă  tout moment la retirer tant que l'assureur ne l'a pas acceptĂ©e. Si la proposition d'assurance n'engage pas l'assurĂ©, en revanche, les rĂ©ponses aux questions doivent ĂȘtre exactes car lorsque le contrat sera formĂ©, ce sera sur cette base que seront apprĂ©ciĂ©es les Ă©ventuelles fausses dĂ©clarations qui entraĂźnent des sanctions. Si vous contactez un assureur pour obtenir simplement des informations sur par exemple ses tarifs et ses garanties, il est souhaitable de l’en informer au prĂ©alable afin d’éviter tout malentendu. L'information de l'assurĂ© L'assureur est tenu de fournir une fiche d'information sur le prix et les garanties de l'assurĂ©. Lorsqu'il s'agit d'un contrat de responsabilitĂ© civile, cette fiche d'information doit expliquer le fonctionnement dans le temps des garanties. L'Ă©change des consentements Comme tout contrat consensuel, le contrat d'assurance se forme par le seul accord des parties, mĂȘme verbal. NĂ©anmoins, dans la pratique, la formation du contrat est soumise contractuellement Ă  une formalitĂ© comme la signature de la police. La note de couverture L'assureur peut ĂȘtre amenĂ© Ă  Ă©tablir un contrat provisoire, soit en attendant d'Ă©tudier le risque de façon plus approfondie, soit en attendant l'Ă©tablissement d'un contrat dĂ©finitif. Il dĂ©livre alors un document appelĂ© note de couverture. Il y est mis fin par l'Ă©tablissement du contrat dĂ©finitif. Si le contrat n'est pas conclu, elle cesse ses effets Ă  la date prĂ©vue. La prise d'effet des garanties En l'absence de toute indication contraire, le contrat prend effet dĂšs sa formation. Le contrat peut ĂȘtre formĂ© mais la prise d'effet des garanties peut ĂȘtre reportĂ©e soit Ă  une date convenue, soit Ă  une formalitĂ© signature de la police, ou souvent, paiement de la premiĂšre prime, car l'assureur veut ĂȘtre sĂ»r d'avoir Ă©tĂ© payĂ© avant de garantir. La police d’assurance Le contrat est le lien juridique qui unit les parties. La police d'assurance est l'Ă©crit qui constitue la preuve du contrat d'assurance. Le contrat d'assurance, dans son acceptation courante, est composĂ© de conditions gĂ©nĂ©rales qui dĂ©crivent les droits et obligations des parties et les garanties. Ce sont des conditions communes Ă  l'ensemble des contrats d'une sociĂ©tĂ© qui couvrent les mĂȘmes risques. S'y ajoutent des conditions particuliĂšres qui reprennent les donnĂ©es propres Ă  un assurĂ©. Il peut aussi comprendre des conventions spĂ©ciales, ou autres annexes dont la dĂ©nomination varie, qui se rapportent aux risques couverts. L'attestation d'assurance S'agissant de certaines assurances obligatoires, notamment la responsabilitĂ© civile automobile, l'assureur doit dĂ©livrer une attestation d'assurance qui prouve que l'assurĂ© a respectĂ© l'obligation d'assurance. La cotisation d'assurance La rĂ©munĂ©ration Ă  verser Ă  l'assureur en contrepartie du risque pris en charge est appelĂ©e cotisation ou prime. L'avis d'Ă©chĂ©ance L'avis d'Ă©chĂ©ance ou appel de cotisation est un imprimĂ© par lequel l'assureur prĂ©cise le montant de la somme Ă  verser cotisation nette et accessoires et la date Ă  partir de laquelle vous devez la payer date d'Ă©chĂ©ance. Les Ă©lĂ©ments de la cotisation La cotisation nette La cotisation nette somme permettant de payer les sinistres et les frais de fonctionnement de la sociĂ©tĂ© y compris, le cas Ă©chĂ©ant, les commissions des intermĂ©diaires agents gĂ©nĂ©raux et courtiers. Les accessoires Les accessoires ou frais somme couvrant certains frais de gestion comme l'Ă©tablissement des avis d'Ă©chĂ©ance. Si la sociĂ©tĂ© d'assurances Ă©tablit un avenant pour modifier le contrat, elle peut percevoir des accessoires supplĂ©mentaires. L'indice Si le contrat souscrit est indexĂ©, l'avis d'Ă©chĂ©ance comporte probablement le montant de l'indice. L'indice choisi est gĂ©nĂ©ralement un indice extĂ©rieur Ă  l'assurance, mais il reste liĂ© au risque indice du coĂ»t du bĂątiment pour les assurances de l'habitation, prix de la journĂ©e d'hospitalisation pour l'assurance maladie... L'indexation permet de rĂ©ajuster automatiquement dans la mĂȘme proportion le montant des cotisations et celui des garanties. Elle est souhaitable, notamment pour l'assurance de biens dont la valeur augmente au cours des annĂ©es. Sans indexation, trĂšs vite les capitaux assurĂ©s ne correspondraient plus Ă  la valeur des biens garantis en raison de la dĂ©prĂ©ciation de la monnaie et de la hausse des prix. L'indemnitĂ© versĂ©e Ă  l'assurĂ© serait alors rĂ©duite. Les taxes Les taxes sont des sommes reversĂ©es par les assureurs au TrĂ©sor public. Elles varient suivant les risques pris en charge 30% pour le risque incendie des particuliers, 9% pour le dĂ©gĂąt d'eau, etc. La taxe de l'assurance obligatoire automobile 18% est majorĂ©e de certaines contributions Ă  la SĂ©curitĂ© sociale, au Fonds de garantie. Toutes les taxes sont calculĂ©es sur la base de la cotisation nette, des frais ou accessoires compris. L'Ă©volution de la cotisation Si l'augmentation est liĂ©e Ă  l'indice, le principe de cette majoration a Ă©tĂ© acceptĂ© en signant un contrat indexĂ©. Pour vĂ©rifier que l'augmentation ne dĂ©passe pas la majoration de l'indice, il suffit d'effectuer l'opĂ©ration suivante cotisation de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente X nouvel indice de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente Si l'augmentation est liĂ©e Ă  l'application d'un malus assurance automobile, l'augmentation rĂ©sulte de la clause de bonus-malus prĂ©vue dans le contrat. Elle ne constitue pas Ă  elle seule une cause de rĂ©siliation. Si l'augmentation est liĂ©e Ă  une modification des taxes, celles-ci peuvent varier par dĂ©cision lĂ©gale ou rĂ©glementaire. Cette augmentation s'impose Ă  tous et ne donne pas lieu Ă  rĂ©siliation. Si l'augmentation est liĂ©e Ă  l'adjonction de nouvelles garanties obligatoires, l'augmentation qui accompagne parfois celle-ci s'impose d'elle-mĂȘme exemple, la garantie catastrophes naturelles. De mĂȘme, depuis la loi du 9 septembre 1986, tous les contrats de biens comportent automatiquement la garantie des dommages matĂ©riels rĂ©sultant d'actes de terrorisme et d'attentats. Si l'augmentation est liĂ©e Ă  une variation des tarifs de l'assureur, deux hypothĂšses sont envisageables le contrat comporte une clause "rĂ©vision des cotisations" ou "adaptation des cotisations" cette clause autorise la sociĂ©tĂ© d'assurance Ă  majorer ses tarifs. L'assurĂ© dispose de quinze jours ou un mois Ă  partir du moment oĂč il a connaissance de l'augmentation, pour demander la rĂ©siliation du contrat par lettre recommandĂ©e. Certains contrats prĂ©cisent le taux minimal d'augmentation au-dessous duquel l'assurĂ© ne bĂ©nĂ©ficie pas de cette facultĂ© de rĂ©siliation. Dans ce cas, l'assureur rĂ©clamera la partie de cotisation comprise entre la date d'Ă©chĂ©ance et de rĂ©siliation, calculĂ©e selon l'ancien tarif. Mais il est possible que la sociĂ©tĂ© d'assurance ne rĂ©silie le contrat qu'Ă  l'Ă©chĂ©ance annuelle suivante. L'assurĂ© n'est pas davantage tenu d'accepter une hausse des frais ou accessoires. Celle-ci peut ĂȘtre refusĂ©e dans les mĂȘmes conditions ; le contrat ne comporte pas de clause de rĂ©vision de cotisation l'assureur n'a pas le droit de modifier la cotisation sans l'accord de l'assurĂ©. Il est donc permis de refuser l'augmentation et de demander de recalculer la cotisation. Si l'augmentation est liĂ©e Ă  un rappel de cotisation, seules les sociĂ©tĂ©s mutuelles d'assurance Ă  cotisations variables ont le droit d'envoyer des rappels de cotisation Ă  leurs adhĂ©rents. La forme juridique d'une sociĂ©tĂ© d'assurances est indiquĂ©e dans l'en-tĂȘte des documents remis aux assurĂ©s, au-dessous du nom de la sociĂ©tĂ©, avec la mention " cotisations variables " ou " cotisations fixes ". Les rappels de cotisations sont dĂ©cidĂ©s par le conseil d'administration de la sociĂ©tĂ©. Ils s'appliquent Ă  un exercice donnĂ©. Toutes les personnes qui ont cotisĂ© cette annĂ©e-lĂ  doivent payer le rappel, mĂȘme si, depuis, elles ne sont plus sociĂ©taires. Le paiement de la cotisation L'assurĂ© est obligĂ© de payer ses cotisations aux dates convenues, et dispose de dix jours aprĂšs la date d'Ă©chĂ©ance pour le faire. Si la cotisation n'est pas rĂ©glĂ©e dans les dĂ©lais, la sociĂ©tĂ© d'assurance enverra une lettre recommandĂ©e dite de mise en demeure. Trente jours aprĂšs, la garantie s'arrĂȘtera. Ce dĂ©lai est calculĂ© Ă  partir du jour du dĂ©pĂŽt Ă  la poste de la lettre recommandĂ©e. La sociĂ©tĂ© d'assurance peut poursuivre l'assurĂ© en justice pour obtenir le paiement de la cotisation, mĂȘme si elle rĂ©silie le contrat dix jours aprĂšs l'expiration du dĂ©lai de trente jours, comme la loi l'y autorise. Si le rĂšglement de la cotisation a Ă©tĂ© effectuĂ© plus de trente jours aprĂšs l'envoi de la lettre de mise en demeure soit le contrat n'a pas Ă©tĂ© rĂ©siliĂ©, et la garantie repart alors le lendemain Ă  midi du jour oĂč la cotisation a Ă©tĂ© rĂ©glĂ©e ; soit l'assureur a mis fin au contrat, et la garantie cesse au plus tĂŽt le 41Ăšme jour aprĂšs l'envoi de la lettre de mise en demeure. Dans ce cas, le paiement de la cotisation, qui reste due intĂ©gralement, ne remettra pas le contrat en vigueur. L'indemnitĂ© d'assurance L'assurĂ© est libre d'utiliser l'indemnitĂ© versĂ©e par l'assureur comme bon lui semble, sauf disposition contraire prĂ©vue dans le contrat. Ce principe est validĂ© par une jurisprudence constante en la matiĂšre. Contrairement Ă  ce que l'on croit, l'assurĂ© n'a aucune obligation de l'employer pour remplacer le bien ou pour rĂ©parer le dommage objet du sinistre. Toutefois, si la rĂšgle veut que l'assurĂ© soit le seul Ă  dĂ©cider de l'usage qui doit ĂȘtre fait de l'indemnitĂ©, le contrat ou la loi peuvent prĂ©voir le contraire. Ainsi, pour l'assurance dommage construction, l'article du Code des assurances prĂ©voit que l'indemnitĂ© doit ĂȘtre affectĂ©e Ă  la rĂ©paration de l'immeuble. Cette exception est impĂ©rative en cas de catastrophe naturelle. L'article du Code des assurances prĂ©voit expressĂ©ment que les indemnitĂ©s versĂ©es en rĂ©paration d'un dommage causĂ© Ă  un immeuble doivent ĂȘtre utilisĂ©es pour sa remise en Ă©tat. La modification du contrat d'assurance En cours de contrat, des modifications peuvent ĂȘtre proposĂ©es par l'assurĂ© ou l'assureur qui souhaite changer les termes de l'accord initial, ou bien rĂ©sulter de circonstances nouvelles qui affectent le risque dĂ©clarĂ© Ă  l'origine. Dans tous les cas, les modalitĂ©s de modification du contrat d'assurance sont rĂ©glementĂ©es par la loi. Les modifications non liĂ©es Ă  un changement de risque L'assureur est Ă  l'origine d'une proposition de modification Lorsque l'assureur propose de revoir les dispositions du contrat initial, il doit dans tous les cas recueillir l'accord de l'assurĂ©. Cet accord est matĂ©rialisĂ© par un avenant. L'assurĂ© peut toutefois refuser les modifications proposĂ©es. L'assureur doit alors maintenir les conditions de garantie initiales. En revanche, il garde la facultĂ© de rĂ©silier le contrat Ă  l'Ă©chĂ©ance annuelle suivante. L'assurĂ© est Ă  l'origine d'une demande de modification La demande de modification doit ĂȘtre faite par lettre recommandĂ©e. Le Code des assurances prĂ©voit des rĂšgles particuliĂšres concernant l'acceptation de l'assureur. Dans la mesure oĂč sa demande ne concerne pas un contrat d'assurance sur la vie, l'assurĂ© pourra la considĂ©rer comme acceptĂ©e si l'assureur ne la refuse pas dans le dĂ©lai de dix jours. Autrement dit, le silence de l'assureur signifie son acceptation. Les modifications liĂ©es Ă  l'Ă©volution du risque L'aggravation du risque Lorsque le risque dĂ©crit au moment de la souscription du contrat Ă©volue dans le temps, cette Ă©volution peut se traduire par une aggravation du risque. Or, le Code des assurances fait obligation Ă  l'assurĂ© de dĂ©clarer, en cours de contrat, les circonstances nouvelles qui ont pour consĂ©quence, soit d'aggraver les risques, soit d'en crĂ©er de nouveaux et rendent de ce fait inexactes ou caduques les rĂ©ponses faites Ă  l'assureur dans le formulaire de dĂ©claration du risque lors de la conclusion du contrat. L'assurĂ© doit dĂ©clarer ces circonstances nouvelles Ă  l'assureur dans un dĂ©lai de quinze jours Ă  partir du moment oĂč il en a eu connaissance. Suite Ă  cette dĂ©claration, l'assureur doit dire, dans les dix jours, s'il envisage de rĂ©silier ou de maintenir la garantie avec une majoration de la cotisation. En cas de rĂ©siliation, celle-ci intervient alors dix jours aprĂšs notification. En cas de proposition avec majoration de la cotisation, deux cas se prĂ©sentent l'assurĂ© ne donne pas suite Ă  la proposition de l'assureur, ou refuse expressĂ©ment le nouveau montant dans le dĂ©lai de trente jours Ă  compter de la proposition, l'assureur peut alors rĂ©silier le contrat au terme de ce dĂ©lai ; l'assurĂ© accepte les nouvelles conditions, un avenant ou un nouveau contrat est Ă©tabli. Ces dispositions ne privent pas l'assureur de proposer d'autres solutions. Ainsi, lorsque la modification du risque apparaĂźt mineure au regard des critĂšres de tarification retenus Ă  la souscription, l'assureur peut enregistrer par voie d'avenant la situation nouvelle sans majorer la cotisation. Dans le cas d’une assurance garantissant le remboursement d’un emprunt assurance-emprunteur, l’assureur ne peut en revanche pas rĂ©silier le contrat pour cause d’aggravation du risque, sauf dans des conditions particuliĂšres, rĂ©sultant d’un changement de comportement volontaire de l’assurĂ© exemple, pratique d’une nouvelle activitĂ© sportive particuliĂšrement risquĂ©e. La diminution du risque MĂȘme lorsque la situation nouvelle ne constitue pas une aggravation de risque, l'assurĂ© conserve la possibilitĂ© de la dĂ©clarer Ă  son assureur. Dans le cas oĂč, pour le calcul de la cotisation, l'assureur a tenu compte de certaines circonstances mentionnĂ©es dans le contrat et que celles-ci viennent Ă  disparaĂźtre, le montant de la cotisation doit ĂȘtre rĂ©duit. Un refus de l'assureur de rĂ©duire le montant de la cotisation autorise l'assurĂ© Ă  rĂ©silier le contrat. La rĂ©siliation prend effet trente jours aprĂšs la dĂ©nonciation faite par l'assurĂ©. A noter que ces dispositions ne sont pas applicables aux assurances sur la vie, et Ă  l'assurance maladie lorsque l'Ă©tat de santĂ© de l'assurĂ© se trouve modifiĂ©. Les modifications imposĂ©es par la loi De nouvelles garanties sont parfois imposĂ©es par la loi. Dans cette hypothĂšse, les assurĂ©s ne peuvent pas les refuser exemple, la garantie catastrophes naturelles, la garantie des dommages matĂ©riels rĂ©sultant d'actes de terrorismes et d'attentats. La rĂ©siliation du contrat d'assurance La rĂ©siliation du contrat souscrit par l'assurĂ© La rĂ©siliation Ă  l’échĂ©ance A l'exception des contrats souscrits pour une durĂ©e dĂ©terminĂ©e, les contrats d'assurance sont automatiquement reconduits. ConformĂ©ment aux dispositions du Code des assurances, l'assurĂ© peut demander la rĂ©siliation de son contrat au plus tard deux mois avant sa date d'Ă©chĂ©ance, sauf pour les contrats d'assurance maladie, pour lesquels ce dĂ©lai peut ĂȘtre diffĂ©rent. Pour faciliter la rĂ©siliation des contrats tacitement reconductibles, le Code des assurances prĂ©voit que l'assureur est tenu de rappeler, avec l'avis d'Ă©chĂ©ance, la date limite Ă  laquelle l'assurĂ© Ă  la possibilitĂ© de dĂ©noncer la reconduction automatique de son contrat. Ce rappel peut figurer sur l'avis d'Ă©chĂ©ance ou sur un document distinct transmis avec l'avis d'Ă©chĂ©ance. Si l'envoi de l'avis d'Ă©chĂ©ance et de cette information lui sont envoyĂ©s moins de quinze jours avant la date limite Ă  laquelle il peut demander la rĂ©siliation de son contrat, l'assurĂ© dispose d'un dĂ©lai de vingt jours Ă  compter de la date d'envoi de l'avis pour mettre fin Ă  son contrat. Enfin, si l'assurĂ© ne reçoit aucune information Ă  ce sujet, il peut rĂ©silier le contrat Ă  tout moment, sans prĂ©avis ni pĂ©nalitĂ©. Ces dispositions ne concernent que les contrats garantissant les particuliers en dehors de leur activitĂ© professionnelle. Elles ne sont en outre applicables ni aux assurances sur la vie, ni aux contrats de groupe. La rĂ©siliation en cours d’annĂ©e de certains contrats d’assurance Depuis le 1er janvier 2015, certains contrats d’assurance automobile, moto, habitation ainsi que les assurances complĂ©mentaires d’un voyage ou d’un bien comme un tĂ©lĂ©phone portable sont rĂ©siliables librement Ă  tout moment aprĂšs un an d’engagement. La rĂ©siliation prend effet un mois aprĂšs que l’assureur en a reçu la notification. L’assureur est tenu de rembourser la prime correspondant Ă  la pĂ©riode qui n’est plus assurĂ©e dans un dĂ©lai de trente jours Ă  compter de la date de rĂ©siliation du contrat. Comment rĂ©silier ? Deux cas de figure peuvent se prĂ©senter pour les assurances obligatoires, c’est le nouvel assureur choisi qui procĂ©dera Ă  la demande de rĂ©siliation auprĂšs de l’ancien assureur. Le nouvel assureur doit veiller Ă  la continuitĂ© de la couverture pendant cette opĂ©ration. Sont concernĂ©es l’assurance automobile, moto ainsi que l’assurance habitation pour un locataire ; pour les autres assurances cas de l’assurance habitation pour un propriĂ©taire par exemple, l’assurĂ© qui souhaite rĂ©silier son contrat d’assurance devra en aviser son assureur par courrier simple, fax ou courrier Ă©lectronique. Les contrats souscrits par les professionnels Les contrats d'assurances maladie et professionnels peuvent ne pas ĂȘtre rĂ©siliables chaque annĂ©e une autre pĂ©riodicitĂ© de rĂ©siliation est alors indiquĂ©e par le contrat. Pour rĂ©silier, l'assurĂ© doit envoyer une demande par lettre recommandĂ©e avant le dĂ©but du prĂ©avis de rĂ©siliation qui figure dans son contrat. L'accusĂ© de rĂ©ception n'est pas obligatoire, mais c'est le seul moyen d'ĂȘtre sĂ»r que la sociĂ©tĂ© d'assurances a reçu la demande de rĂ©siliation. Si le contrat a Ă©tĂ© remplacĂ© lors d'une demande de modification, la date d'Ă©chĂ©ance et le prĂ©avis Ă  prendre en compte sont inscrits sur le dernier contrat. Si les dĂ©lais n'ont pas Ă©tĂ© respectĂ©s, le contrat n'est pas rĂ©siliĂ© et la cotisation pour l'annĂ©e Ă  venir reste due. L'assurance sur la vie L'assureur ne peut pas obliger l'assurĂ© Ă  payer sa cotisation. En revanche, pour les contrats Ă  cotisations pĂ©riodiques, il doit adresser une lettre recommandĂ©e, au plus tĂŽt dans les dix jours, aprĂšs la date d'Ă©chĂ©ance, pour indiquer que, Ă  dĂ©faut de paiement dans les quarante jours, le contrat sera rĂ©duit ou rĂ©siliĂ©. Un contrat rĂ©duit se poursuit jusqu'Ă  son terme avec des garanties plus faibles. DĂ©mĂ©nagement, mariage, retraite Quelle que soit sa durĂ©e, le contrat peut ĂȘtre rĂ©siliĂ© Ă  l'occasion d'un dĂ©mĂ©nagement multirisque habitation ; d'un changement rĂ©gime ou de situation matrimoniale mariage, divorce, veuvage, ou encore Ă  la suite d'une modification du contrat de mariage ; d'un changement de profession ; de la cessation des activitĂ©s professionnelles ; Ă  condition que le changement soit en rapport avec le risque couvert. La demande de rĂ©siliation, qui doit ĂȘtre faite par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception, ne peut intervenir que dans les trois mois suivant la date de l'Ă©vĂ©nement et prend effet un mois aprĂšs la rĂ©ception par l'autre partie de la notification. L'assureur doit restituer la partie de la cotisation pour la pĂ©riode ou le risque n'est plus couvert. Vente, achat, hĂ©ritage Ces circonstances ne permettent pas de mettre fin au contrat dĂšs la survenance de l'Ă©vĂ©nement. Sauf en cas de vente d'un vĂ©hicule Ă  moteur ou d'un bateau, le contrat est automatiquement transfĂ©rĂ© au nouveau propriĂ©taire. A celui-ci de la faire mettre Ă  son nom, de demander d'Ă©ventuelles modifications ou de la rĂ©silier. Il est possible de rĂ©silier le contrat dans les trois mois Ă  partir du jour ou l'attributaire dĂ©finitif des objets assurĂ©s a demandĂ© le transfert du contrat Ă  son nom. En cas de vente ou de donation d'un vĂ©hicule ou d'un bateau, l'assurance est suspendue Ă  minuit, le jour de la vente de la voiture ou du bateau. La rĂ©siliation du contrat peut ĂȘtre demandĂ©e Ă  l'assureur. Celle-ci devient effective dix jours aprĂšs rĂ©ception de la lettre par l'assureur. Le prorata de la cotisation pour la pĂ©riode de non-assurance est remboursĂ©. A dĂ©faut de remise en vigueur ou de rĂ©siliation par l'assurĂ© ou par l'assureur, la rĂ©siliation intervient de plein droit dans un dĂ©lai de six mois Ă  compter de la vente. La suspension du contrat En dehors des cas de suspension automatique prĂ©vus par le Code des assurances vente du vĂ©hicule, non-paiement de la cotisation, etc., l'assureur n'est pas tenu de rĂ©pondre favorablement Ă  une demande de suspension de contrat. Perte totale de la chose assurĂ©e En cas de perte totale de la chose assurĂ©e rĂ©sultant d'un Ă©vĂ©nement non couvert par le contrat, l'assurance prend fin de plein droit. L'assureur doit alors rembourser la partie de cotisation pour la pĂ©riode oĂč le risque n'est plus couvert. La rĂ©siliation du contrat par l'assureur L'assureur, comme l'assurĂ©, peut gĂ©nĂ©ralement rĂ©silier un contrat d’assurance Ă  l’expiration d’un dĂ©lai d’un an. Il n'a pas Ă  justifier sa dĂ©cision. En outre, la loi permet gĂ©nĂ©ralement aux sociĂ©tĂ©s d'assurances de rĂ©silier un contrat aprĂšs un sinistre ou en cas de non-paiement de la cotisation par l'assurĂ©. Elles doivent respecter les modalitĂ©s prĂ©vues par le Code des assurances. L'assureur rĂ©silie Ă  l'Ă©chĂ©ance L’assureur doit respecter un prĂ©avis de deux mois pour les contrats souscrits par les particuliers et envoyer sa lettre en recommandĂ©. Il doit indiquer Ă  l’assurĂ© le motif de la rĂ©siliation unilatĂ©rale de son contrat. L'assureur rĂ©silie aprĂšs un sinistre Pour qu'un contrat puisse ĂȘtre rĂ©siliĂ© aprĂšs un sinistre, la mention de cette possibilitĂ© doit figurer dans le chapitre rĂ©siliation des conditions gĂ©nĂ©rales. La survenance du sinistre suffit. Il n'est pas nĂ©cessaire que l'assureur doive indemniser ou que l'assurĂ© porte la responsabilitĂ© des dommages. L'assureur ne peut plus rĂ©silier aprĂšs avoir acceptĂ© le rĂšglement d'une cotisation Ă©chue aprĂšs le sinistre plus d'un mois aprĂšs avoir eu connaissance du sinistre. Dans le cas d'une rĂ©siliation aprĂšs un sinistre, le contrat se termine un mois aprĂšs la notification de la rĂ©siliation Ă  l'assurĂ©. La lettre recommandĂ©e est valable, mĂȘme si l'assurĂ© a dĂ©mĂ©nagĂ© ou n'est pas allĂ© la chercher Ă  la poste. L'assureur doit rembourser la partie de la cotisation correspondant Ă  la pĂ©riode pour laquelle les risques ne sont plus garantis. Si l'assurĂ© a souscrit d'autres contrats auprĂšs de la mĂȘme sociĂ©tĂ©, il peut demander leur rĂ©siliation par lettre recommandĂ©e dans le mois qui suit la notification de la rĂ©siliation par l'assureur. Ces contrats prendront fin un mois aprĂšs la demande. L'assureur rĂ©silie pour non-paiement des cotisations L'assurĂ© dispose de dix jours aprĂšs la date d'Ă©chĂ©ance pour rĂ©gler sa cotisation. Si ce dĂ©lai est dĂ©passĂ©, la sociĂ©tĂ© d'assurances envoie une lettre recommandĂ©e. Trente jours aprĂšs, le contrat est suspendu et l'assurĂ© n'est plus garanti. Ce dĂ©lai est calculĂ© Ă  partir du jour du dĂ©pĂŽt Ă  la poste de la lettre recommandĂ©e. L'assureur a le droit de rĂ©silier le contrat dix jours aprĂšs l'expiration du dĂ©lai de trente jours si la cotisation n'a toujours pas Ă©tĂ© rĂ©glĂ©e. La cotisation impayĂ©e reste intĂ©gralement due Ă  l'assureur, mĂȘme quand le contrat est rĂ©siliĂ©, et son paiement ne remettra pas le contrat en vigueur. Si le contrat n'a pas Ă©tĂ© rĂ©siliĂ©, la garantie repart le lendemain Ă  midi du jour du paiement de la cotisation. L'assureur n'indemnisera pas les sinistres Ă©ventuellement survenus entre la date de suspension du contrat et celle de sa remise en vigueur. La souscription d'un nouveau contrat auprĂšs d'un autre assureur L'assurĂ© est obligĂ© de dĂ©clarer au nouvel assureur que le contrat prĂ©cĂ©dent a Ă©tĂ© rĂ©siliĂ© pour sinistre ou pour non-paiement des cotisations. A dĂ©faut, il pourrait ĂȘtre sanctionnĂ© pour fausse dĂ©claration rĂ©duction de l'indemnisation Ă  l'occasion d'un sinistre, ou non-paiement si l'assureur prouve la mauvaise foi de l'assurĂ© et invoque la nullitĂ© du contrat. Comment trouver un assureur ? Vous pouvez vous adresser Ă  un intermĂ©diaire d'assurance agent gĂ©nĂ©ral ou courtier, au guichet d'une entreprise d'assurance ou d'un organisme financier ou utiliser un site comparateur d’assurance. En cas de difficultĂ© Ă  trouver un assureur, certaines associations de handicapĂ©s, de malades, etc. peuvent Ă©ventuellement vous orienter vers des entreprises d'assurances auprĂšs desquelles elles ont passĂ© un accord. S’agissant de la souscription d’une assurance obligatoire de responsabilitĂ© civile automobile ou de responsabilitĂ© civile locative, vous pouvez saisir le Bureau central de tarification si vous avez fait auparavant l’objet d’un refus. Cette instance a pour rĂŽle de fixer la prime moyennant laquelle l’entreprise d’assurance que vous aurez dĂ©signĂ©e sera tenue de vous assurer. Les Ă©lĂ©ments ci-dessus sont donnĂ©s Ă  titre d'information. Ils ne sont pas forcĂ©ment exhaustifs et ne sauraient se substituer aux textes officiels. Vous avez rencontrĂ© un problĂšme en tant que consommateur ? Signalez-le sur le site de la DGCCRF
DĂ©plierIX : RĂ©gime fiscal des sociĂ©tĂ©s de personnes, des sociĂ©tĂ©s en participation, des groupements d'intĂ©rĂȘt public, des sociĂ©tĂ©s Ă  responsabilitĂ© limitĂ©e, des expl La dĂ©claration du sinistre est un prĂ©alable essentiel en matiĂšre d’assurance dommages ouvrage. Elle est obligatoire, et est par ailleurs soumise Ă  diverses conditions. Cette dĂ©claration pourra ĂȘtre un piĂšge pour les bĂ©nĂ©ficiaires de la garantie dommages ouvrage et pour les praticiens. Que l’on soit bĂ©nĂ©ficiaire de la garantie, assureur dommages ouvrage, ou reprĂ©sentant de l’une ou l’autre de ces parties, la plus grande attention devra lui ĂȘtre prĂȘtĂ©e. Les conditions de forme et fond de la dĂ©claration de sinistre. L’annexe II Ă  l’article A 243-1 du code des assurances, porte sur les clauses types que doivent obligatoirement comporter les contrats d’assurance dommages ouvrage. Ces clauses types comportent notamment la disposition suivante, relative Ă  la dĂ©claration du sinistre "En cas de sinistre susceptible de mettre en jeu les garanties du contrat, l’assurĂ© est tenu d’en faire la dĂ©claration Ă  l’assureur. La dĂ©claration de sinistre est rĂ©putĂ©e constituĂ©e dĂšs qu’elle comporte au moins les renseignements suivants Le numĂ©ro du contrat d’assurance et le cas Ă©chĂ©ant, celui de l’avenant ; Le nom du propriĂ©taire de la construction endommagĂ©e ; L’adresse de la construction endommagĂ©e ; La date de rĂ©ception ou, Ă  dĂ©faut, la date de la premiĂšre occupation des locaux ; La date d’apparition des dommages ainsi que leur description et localisation. Si la dĂ©claration survient pendant la pĂ©riode de parfait achĂšvement au sens de l’article 1792-6 du code civil, la copie de la mise en demeure effectuĂ©e au titre de la garantie de parfait achĂšvement." L’annexe II Ă  l’article A 243-1 du code des assurances comporte Ă©galement une exigence de forme la dĂ©claration de sinistre devra ĂȘtre faite par Ă©crit soit contre rĂ©cĂ©pissĂ©, soit par lettre recommandĂ©e avec demande d’avis de rĂ©ception. Il a rĂ©cemment Ă©tĂ© jugĂ© qu’une tĂ©lĂ©copie ne satisfaisait pas aux exigences prĂ©vues par le code des assurances Civ. 3Ăšme, 6 juin 2012, n°11-15567. Si elle peut apparaĂźtre comme une contrainte pesant sur l’assurĂ©, l’obligation de dĂ©clarer le sinistre par Ă©crit contre rĂ©cĂ©pissĂ© ou par LRAR prĂ©sente l’avantage de constituer la preuve de l’existence de la dĂ©claration, de sa date et de son contenu. Il est Ă©galement prĂ©vu par les clauses types relatives Ă  l’assurance dommages ouvrage que si la dĂ©claration est incomplĂšte, l’assureur dispose d’un dĂ©lai de 10 jours, Ă  compter de cette dĂ©claration, pour rĂ©clamer les renseignements complĂ©mentaires. Outre ce dĂ©lai, la dĂ©claration de sinistre sera le point de dĂ©part de plusieurs autres dĂ©lais au respect desquels l’assureur dommages ouvrage sera tenu, c’est-Ă -dire Du dĂ©lai de 60 jours, et de maniĂšre exceptionnelle d’au maximum 135 jours, pour notifier Ă  l’assurĂ© la position sur les garanties. Du dĂ©lai de 90 jours pour prĂ©senter une offre d’indemnitĂ©. Les Ă©lĂ©ments rapportĂ©s dans la dĂ©claration de sinistre en ce qui concerne les dommages subis et dĂ©clarĂ©s seront essentiels. Ainsi, selon la Cour de cassation, le juge doit Ă©valuer le coĂ»t des travaux de rĂ©paration en fonction des dommages dĂ©crits dans la dĂ©claration de sinistre, et non en fonction d’un devis fourni Ă  l’expert Civ. 3Ăšme, 20 octobre 2010, n° 09-69655. Le dĂ©lai de la dĂ©claration de sinistre Le retard apportĂ© Ă  la dĂ©claration de sinistre n’est pas sanctionnĂ© par les dispositions relatives Ă  l’assurance dommages ouvrage. Il convient de se reporter aux dispositions gĂ©nĂ©rales selon l’article L 113-2 du code des assurances, l’assurĂ© est tenu de donner avis Ă  l’assureur, dĂšs qu’il en a eu connaissance et au plus tard dans le dĂ©lai fixĂ© par le contrat, de tout sinistre de nature Ă  entraĂźner la garantie de l’assureur. Ce dĂ©lai ne peut ĂȘtre infĂ©rieur Ă  cinq jours ouvrĂ©s. Ce dĂ©lai minimal est ramenĂ© Ă  deux jours ouvrĂ©s en cas de vol et Ă  vingt quatre heures en cas de mortalitĂ© du bĂ©tail. [
] Lorsqu’elle est prĂ©vue par une clause du contrat, la dĂ©chĂ©ance pour dĂ©claration tardive au regard des dĂ©lais prĂ©vus au 3° et au 4° ci-dessus ne peut ĂȘtre opposĂ©e Ă  l’assurĂ© que si l’assureur Ă©tablit que le retard dans la dĂ©claration lui a causĂ© un prĂ©judice. Elle ne peut Ă©galement ĂȘtre opposĂ©e dans tous les cas oĂč le retard est dĂ» Ă  un cas fortuit ou de force majeure. » Le dĂ©lai de dĂ©claration du sinistre devra donc ĂȘtre prĂ©vu par le contrat. Il ne pourra toutefois pas ĂȘtre infĂ©rieur Ă  5 jours. Une dĂ©chĂ©ance pour dĂ©claration tardive devra Ă©galement ĂȘtre prĂ©vue au contrat, et, pour pouvoir ĂȘtre opposĂ©e Ă  l’assurĂ©, devra de surcroĂźt causer un prĂ©judice Ă  l’assureur. MĂȘme si ces conditions sont rĂ©unies, il ne pourra y avoir de dĂ©chĂ©ance pour dĂ©claration tardive en prĂ©sence d’un cas fortuit ou d’un Ă©vĂ©nement de force majeure. En toute hypothĂšse, la dĂ©claration de sinistre devra ĂȘtre effectuĂ©e dans les deux ans de la connaissance du sinistre, sous peine de se voir opposer la prescription prĂ©vue Ă  l’article L 114-1 du code des assurances. On peut toutefois s’interroger sur la possibilitĂ© de prĂ©voir une telle dĂ©chĂ©ance en matiĂšre d’assurance dommages ouvrage. L’article L 113-8 du code des assurances prĂ©voit en effet que tout contrat d’assurance dommages ouvrage est rĂ©putĂ© comporter des garanties au moins Ă©quivalentes Ă  celles figurant dans les clauses types. Or, les clauses types ne prĂ©voient pas de dĂ©chĂ©ance pour dĂ©claration tardive. Faut-il en dĂ©duire que la dĂ©chĂ©ance ne pourrait ĂȘtre opposĂ©e Ă  l’assurĂ© ? A la connaissance de l’auteur des prĂ©sentes, la question reste posĂ©e. La dĂ©claration de sinistre est un prĂ©alable obligatoire La dĂ©claration du sinistre constitue un prĂ©alable obligatoire pour mettre en jeu la garantie de l’assureur dommages ouvrage. Ceci vaut Ă©galement dans le cadre d’une action en justice. Au cours d’une procĂ©dure, pour rechercher la garantie de l’assureur dommages ouvrage, il faudra en effet pouvoir justifier d’une dĂ©claration de sinistre faite Ă  l’amiable. Cette solution est applicable Ă  une demande de condamnation, mais Ă©galement Ă  une demande de dĂ©signation d’expert. Il a ainsi Ă©tĂ© jugĂ© par la Cour de cassation que pour mettre en jeu la garantie dommages ouvrage, " l’assurĂ© est tenu de faire, soit par Ă©crit contre rĂ©cĂ©pissĂ©, soit par lettre recommandĂ©e avec demande d’avis de rĂ©ception, une dĂ©claration de sinistre Ă  l’assureur " Civ. 3Ăšme, 5 novembre 2008, n° 07-15449. L’aggravation de dĂ©sordres doit ĂȘtre dĂ©clarĂ©e Il est nĂ©cessaire de procĂ©der Ă  une nouvelle dĂ©claration dans le cas d’une aggravation de dĂ©sordres dont l’apparition avait Ă©tĂ© prĂ©cĂ©demment dĂ©clarĂ©e Civ. 3Ăšme, 14 mars 2012, n° 11-10961. L’auteur de la dĂ©claration de sinistre La loi prĂ©voit que la dĂ©claration de sinistre est effectuĂ©e par l’assurĂ©. L’assurance dommages ouvrage Ă©tant une assurance pour compte, l’assurĂ© n’est pas nĂ©cessairement le souscripteur de la garantie dommages ouvrage. En effet, selon les textes, celle-ci est conclue tant pour le compte des souscripteurs que de celui des propriĂ©taires successifs. Ainsi, dans le cadre de vente en l’état futur d’achĂšvement, l’immeuble sera cĂ©dĂ©. NĂ©anmoins, le souscripteur du contrat d’assurance dommages ouvrage sera le vendeur en l’état d’achĂšvement, qui se dessaisira ensuite de l’immeuble. Il a Ă©tĂ© jugĂ© par la Cour de cassation, que la dĂ©claration de sinistre doit Ă©maner du propriĂ©taire de l’immeuble, et non de celui qui l’a vendu Civ. 2Ăšme, 2 fĂ©vrier 2005, n° 03-19318. Aussi, compte tenu de ces rĂšgles, et de leur incidence sur l’octroi de la garantie, la plus grande attention devra ĂȘtre apportĂ©e lors de la dĂ©claration ou, si l’on est assureur, lors de la rĂ©ception d’une dĂ©claration de sinistre effectuĂ©e au titre d’une garantie dommages ouvrage. 1 Il rĂ©sulte des dispositions de l'article 199 septies du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts (CGI) que les primes affĂ©rentes Ă  certains contrats d'assurance ouvrent droit Ă  une rĂ©duction de l'impĂŽt sur le revenu. Il s'agit : - des contrats d'assurance dĂ©cĂšs dits de « rente-survie » mentionnĂ©s au 1° du I de l'article 199 septies du CGI ;
La nouvelle version de la norme NF P 03-001 qui constitue le cahier des clauses administratives gĂ©nĂ©rales CCAG applicable aux marchĂ©s privĂ©s de travaux de bĂątiment est refondue et remplace celle de dĂ©cembre 2010. Rappelons que cette norme est applicable aux marchĂ©s privĂ©s qui s’y rĂ©fĂšrent Cass. 3e civ., 4 dĂ©c. 1991, n° n° 1817 P. Les modifications relatives Ă  l’assurance de l’entrepreneur prennent en compte les derniĂšres Ă©volutions lĂ©gales notamment celles relatives Ă  la mise en place d’un contrat collectif de responsabilitĂ© dĂ©cennale CCRD. De plus, les dispositions relatives Ă  l’assurance sont beaucoup plus Ă©laborĂ©es ; elles sont indiquĂ©es Ă  l’article 23 divisĂ© en 4 sous-articles qui porte sur l’assurance de responsabilitĂ© civile art. l’assurance de responsabilitĂ© dĂ©cennale obligatoire art. l’assurance de dommages-ouvrage art. et l’assurance tous risques chantier art. Assurance de responsabilitĂ© civile de l’entrepreneur art. L’article prĂ©cise que l’entrepreneur doit ĂȘtre assurĂ© contre les risques de dommages aux tiers y compris le maĂźtre de l’ouvrage Ă  la suite de dommages corporels, matĂ©riels et immatĂ©riels survenant pendant et aprĂšs les travaux. Le titulaire du marchĂ© doit fournir au donneur d’ordre, si ce dernier le demande, la preuve qu'il est assurĂ© contre ce risque. Cette disposition est classique ; elle impose au titulaire du marchĂ© la souscription d’une assurance de responsabilitĂ© civile professionnelle au titre de son activitĂ© sur le chantier. Cette assurance couvre les consĂ©quences pĂ©cuniaires de la responsabilitĂ© civile de l’entrepreneur, en raison de dommages corporels, matĂ©riels ou immatĂ©riels causĂ©s aux tiers y compris le maĂźtre de l’ouvrage, du fait de ses activitĂ©s professionnelles. Il est prĂ©cisĂ© que l’entreprise principale doit aussi vĂ©rifier que son sous-traitant dispose d’une assurance de responsabilitĂ© civile s’appliquant dans les mĂȘmes conditions que celles Ă©noncĂ©es ci-dessus. Assurance de responsabilitĂ© dĂ©cennale obligatoire art. La clause relative Ă  l’obligation d’assurance est davantage dĂ©taillĂ©e dans la nouvelle version de la norme NF P 03-001 d’octobre 2017. L'entrepreneur doit ainsi souscrire l’assurance de responsabilitĂ© dĂ©cennale obligatoire pour les travaux de construction d’ouvrages qui y sont soumis. Il doit pouvoir en justifier par la production d’une attestation d’assurance conforme au modĂšle type C. assur., art. A. 243-3. De plus, l’attestation doit ĂȘtre valable Ă  la date de l’ouverture du chantier et pour l’ensemble des activitĂ©s ou missions exercĂ©es par le titulaire du marchĂ© C. assur., art. R. 243-2 et A. 243-3. Remarque l’activitĂ© dĂ©clarĂ©e conditionne l’application de la garantie d’assurance. Ainsi, l’assureur peut opposer une non-assurance lorsque son assurĂ© ne lui a pas dĂ©clarĂ© une activitĂ© Cass. 3e civ., 30 juin 2016, n° n° 787 P + B. DĂšs lors, il apparaĂźt important que l’attestation d’assurance mentionne prĂ©cisĂ©ment les activitĂ©s dĂ©clarĂ©es et que celles-ci correspondent aux travaux exĂ©cutĂ©s par le constructeur au titre de son marchĂ©. En dĂ©cembre 2007, les assureurs ont Ă©tabli une nomenclature d’activitĂ© qui est la rĂ©fĂ©rence commune aux assureurs pour la dĂ©finition des activitĂ©s garanties telles qu’elles doivent figurer sur les attestations d’assurance. Le montant de la garantie, pour les ouvrages d’habitation, doit ĂȘtre Ă©gal au coĂ»t des travaux de rĂ©paration des dommages matĂ©riels de nature dĂ©cennale causĂ©s Ă  l’ouvrage. Pour les ouvrages autres que d’habitation, il doit ĂȘtre Ă©gal au coĂ»t total de la construction dĂ©clarĂ© par le maĂźtre de l’ouvrage, hormis l'hypothĂšse oĂč ce coĂ»t est supĂ©rieur au montant prĂ©vu Ă  l'article R. 243-3, I du code des assurances, qui est actuellement de 150 millions d’euros. Gestion d'entreprise La gestion d’entreprise constitue l’essentiel de l’activitĂ© d’un dirigeant d’entreprise. Elle fait appel Ă  un grand nombre de notions empruntĂ©es de la comptabilitĂ© analyse du bilan, compte de rĂ©sultat, prĂ©visionnel, budgĂ©tisation..., de la finance la gestion des risques au moyen de la gestion des actifs et des assurances professionnelles, du droit des affaires choix du statut juridique, contrats commerciaux, fiscalitĂ© DĂ©couvrir tous les contenus liĂ©s L’article tient compte Ă©galement de l’instauration du contrat collectif de responsabilitĂ© dĂ©cennale CCRD visĂ© Ă  l’article R. 243-1 du code des assurances. Remarque les personnes mentionnĂ©es aux articles L. 241-1 et L. 241-2 peuvent satisfaire Ă  l'obligation d'assurance leur incombant en vertu de ces articles en recourant Ă  un contrat d'assurance collectif, en complĂ©ment d'un ou plusieurs contrats d'assurance garantissant individuellement leur responsabilitĂ© dans la limite des plafonds fixĂ©s dans ce ou ces contrats. Ce contrat d'assurance collectif peut ĂȘtre souscrit pour le compte de plusieurs personnes mentionnĂ©es Ă  ces articles C. assur., art. R. 243-1. Afin de pouvoir dĂ©terminer de la nĂ©cessitĂ© de mettre en place un CCRD, la clause prĂ©voit que le maĂźtre de l’ouvrage, ou son mandataire, dĂ©clare prĂ©alablement Ă  l’entrepreneur le coĂ»t total de la construction de l’ouvrage, honoraires compris ». Remarque selon les recommandations professionnelles, le CCRD est prĂ©conisĂ© lorsque le coĂ»t total prĂ©visionnel de travaux et honoraires est supĂ©rieur Ă  15 000 000 € HT PrĂ©conisation FFA du 8 dĂ©c. 2008. Il apparaissait ainsi indispensable que les constructeurs soient informĂ©s de ce coĂ»t prĂ©visionnel pour s’orienter vers la mise en place d’un CCRD. Pour la parfaite information des intervenants, le maĂźtre de l’ouvrage doit indiquer s’il souscrit un CCRD pour le compte des entrepreneurs assujettis Ă  l’obligation d’assurance de responsabilitĂ© dĂ©cennale. Dans ce cas, il informe l’entrepreneur du montant de chantier au-delĂ  duquel le CCRD est mis en place et lui communique le montant de la franchise absolue qui lui est applicable et qui constituera le montant de garantie de son contrat individuel. Il est Ă©galement imposĂ© que les sous-traitants de l’entrepreneur, quel que soit leur rang, aient la qualitĂ© d’assurĂ© au titre du CCRD ou qu’ils bĂ©nĂ©ficient, ainsi que leur assureur, d’une clause de renonciation Ă  recours au-delĂ  du montant de la franchise absolue applicable. Remarque la franchise absolue est le montant au-delĂ  duquel le CCRD intervient. Selon les recommandations professionnelles, elle est fixĂ©e Ă  10 000 000 € pour les entrepreneurs titulaires des lots gros Ɠuvre ou structure et 6 000 000 € pour les autres entrepreneurs traitants directs. Assurance de dommages-ouvrage art. Cette clause rappelle que le maĂźtre de l’ouvrage doit aussi souscrire l’obligation d’assurance de dommages-ouvrage lorsqu’elle s’impose. Assurance tous risques chantier art. Une assurance tous risques chantiers » TRC peut ĂȘtre souscrite par le maĂźtre de l’ouvrage pour les risques de dommages Ă  l’ouvrage et aux tiers en cours de travaux. Selon la police, les garanties peuvent ĂȘtre Ă©tendues aux intervenants. L’assureur peut ainsi prĂ©voir qu’il exercera ou pas un recours contre ces intervenants et/ou contre leurs assureurs. Aussi, dans l’hypothĂšse oĂč le maĂźtre de l’ouvrage aurait souscrit une TRC, il est prĂ©vu qu’il en informe les entrepreneurs ; il devra Ă©galement prĂ©ciser les modalitĂ©s et l’étendue des garanties souscrites. En conclusion, la nouvelle clause assurance » de la norme NF P 03-001 d’octobre 2017, est plus complĂšte bien qu’elle ne vise plus les dommages Ă  l’ouvrage du constructeur en cours de travaux. Elle tient compte des derniĂšres Ă©volutions en matiĂšre d’obligation d’assurance, notamment au recours Ă  un CCRD. Cette nouvelle clause renforce le dialogue entre donneur d’ordre et titulaire du marchĂ© afin d’optimiser l’assurance globale du chantier. Le dispositif veille Ă  rappeler au constructeur l’importance des risques et la nĂ©cessitĂ© de souscrire des garanties adaptĂ©es et pertinentes, plus particuliĂšrement au titre de l’activitĂ© exercĂ©e. Il est engagĂ© Ă  vĂ©rifier les conditions d’assurance de ses sous-traitants.
Codecivil - Articles 1792 Ă  1792-7 : responsabilitĂ© des constructeurs; Code de la consommation - Articles L.212-1 et suivants - relatif Ă  la protection des consommateurs contre les clauses abusives – interprĂ©tation et forme des contrats.; Loi n° 78-12 du 4 janvier 1978, dite loi Spinetta : principe de l’assurance obligatoire pour toutes personnes physiques ou morales dont

Cass. 3e civ., 26 oct. 2017, no 16-18120, ECLIFRCCASS2017C301109, FS–PBRI L’adjonction d’un Ă©lĂ©ment d’équipement n’est pas la construction d’un ouvrage bien qu’éligible Ă  la responsabilitĂ© civile dĂ©cennale
 Or, dans la mesure oĂč l’article L. 243-1-1 traite de la rĂ©incorporation de l’existant en rapport avec l’ouvrage neuf, il n’est finalement pas applicable dans sa globalitĂ© et dĂšs lors dans cette hypothĂšse, l’existant qui subit un dĂ©sordre d’incendie du fait de l’installation d’un Ă©lĂ©ment d’équipement n’est tout simplement pas exclu de l’obligation d’assurance. Extrait Attendu, selon l’arrĂȘt attaquĂ© Colmar, 17 fĂ©vrier 2016, que, le 9 fĂ©vrier 2006, M. et Mme X., propriĂ©taires d’une maison et assurĂ©s auprĂšs de la sociĂ©tĂ© ACM, ont fait installer une cheminĂ©epar la sociĂ©tĂ© Art du bain et du feu, assurĂ©e auprĂšs de la sociĂ©tĂ© Allianz ; qu’un incendie ayant dĂ©truit leur maison dans la nuit du 1er au 2 novembre 2008, M. et Mme X.,partiellement indemnisĂ©s par leur assureur, ont assignĂ© encomplĂ©ment d’indemnitĂ©s les sociĂ©tĂ©s ACM et Allianz, ainsi que la sociĂ©tĂ© Art du bain et du feu reprĂ©sentĂ©e par son liquidateur judiciaire ; Sur le premier moyen du pourvoi principal, aprĂšs avis donnĂ© aux parties en[...]

Dansune rĂ©cente affaire, le Conseil d’Etat a tranchĂ© un litige relatif Ă  l’exception prĂ©vue Ă  l’article L. 243-1-1- du code des assurances. Cette disposition prĂ©voit que les ouvrages sportifs non couverts ne sont pas soumis Ă  l’obligation de souscription d’une assurance de responsabilitĂ© dĂ©cennale. Dans les faits, une communautĂ© de communes avait lancĂ© un
Art. A243-1, Code des assurances Tout contrat d'assurance souscrit pour l'application du titre IV du livre II du présent code doit obligatoirement comporter les clauses figurant Aux annexes I et III au présent article, en ce qui concerne l'assurance de responsabilité ; A l'annexe II au présent article, en ce qui concerne l'assurance de dommages. Toute autre clause du contrat ne peut avoir pour effet d'altérer d'une quelconque maniÚre le contenu ou la portée de ces clauses, sauf si elle s'applique exclusivement à des garanties plus larges que celles prévues par le titre IV du livre II du présent code. Les versions de ce document A243-1 modifié, en vigueur du 1er mars 2001 au 28 novembre 2009 Voir A243-1 cette version en vigueur depuis le 28 novembre 2009 Comparer les textes Revues liées à ce document Ouvrages liés à ce document Textes juridiques liés au document
Lemontant reportĂ© au compte est pris en compte pour la dĂ©termination des droits Ă  l’assurance vieillesse selon les rĂšgles fixĂ©es par le code de la sĂ©curitĂ© sociale. Depuis 2005, les salaires pris en compte sont limitĂ©s au plafond annuel de la sĂ©curitĂ© sociale. De plus, dans un contexte de liquidation unique des rĂ©gimes alignĂ©s, dite « Lura », la prise en compte des salaires et Archives de l’étiquette Assurance dommages ouvrage La loi Spinetta » sur la construction a 40 ans. L’annĂ©e 2018 est l’annĂ©e du 40Ăšme anniversaire de la loi dite loi Spinetta » dont sont issues certaines rĂšgles de responsabilitĂ© spĂ©ciales sur les opĂ©rations de construction ainsi que des rĂšgles relatives aux assurances de la construction. Les rĂšgles de responsabilitĂ© et les garanties spĂ©ciales des opĂ©rations de construction sont contenues dans les articles 1792 et
 L’expertise judiciaire Une expertise judiciaire est une mesure d’investigation ordonnĂ©e par une juridiction et portant sur une question sur laquelle le juge ne dispose pas de suffisamment d’élĂ©ments pour statuer. Une expertise judiciaire peut ĂȘtre ordonnĂ©e en cours de procĂšs, mais Ă©galement avant tout procĂšs. Une expertise judiciaire peut ĂȘtre ordonnĂ©e avant tout procĂšs article 145 du
 L’assurance dommages ouvrage L’assurance dommages ouvrage est une assurance de chose, rĂ©gie par l’article L 242-1 du Code des assurances et par l’annexe II Ă  l’article A 243-1 du Code des assurances. Lassurance dommages ouvrage est un mĂ©canisme de prĂ©financement des dommages affectant un ouvrage mis en place par la loi du 4 janvier 1978, dite loi Spinetta.
 ResponsabilitĂ© et assurance des dommages Ă  un ouvrage existant L’article 1792 du Code civil prĂ©voit une responsabilitĂ© spĂ©ciale des constructeurs d’un ouvrage » pour les dommages qui compromettent la soliditĂ© de l’ouvrage ou qui, l’affectant dans l’un de ses Ă©lĂ©ments constitutifs ou l’un de ses Ă©lĂ©ments d’équipement le rendent impropre Ă  sa destination ». Quelle est toutefois la responsabilitĂ© encourue lorsque les travaux en cause sont des
 Dommages ouvrage assurance L’assurance dommages ouvrage est dĂ©finie par l’article L 242-1 du Code des assurances. Selon ce texte, cette assurance a pour objet de garantir le paiement de la totalitĂ© des travaux de rĂ©paration des dommages de la nature de ceux dont sont responsables les constructeurs au sens de l’article 1792-1 AccĂšs au texte, les fabricants et
 Assurance dommages ouvrage les formes de la dĂ©claration de sinistre En ce qui concerne l’assurance dommages ouvrage AccĂšs Ă  la page Droit des assurances », selon la Cour de cassation, une dĂ©claration de sinistre ne peut ĂȘtre effectuĂ©e par tĂ©lĂ©copie auprĂšs de l’assureur Civ. 3Ăšme, 6 juin 2012, n° 11-15567 – Vous pouvez accĂ©der Ă  cet arrĂȘt, en cliquant ici. Dans de prĂ©cĂ©dents articles ont Ă©tĂ© Ă©voquĂ©es l’assurance
 La subrogation en droit des assurances La subrogation est un mĂ©canisme de premiĂšre importance en droit des assurances, permettant Ă  l’assureur qui a payĂ© l’indemnitĂ© de se retourner contre le responsable du dommage. Les rĂšgles gĂ©nĂ©rales relatives Ă  la subrogation sont prĂ©vues par les articles 1249 et suivants du Code civil. La subrogation peut ĂȘtre lĂ©gale ou conventionnelle. Selon l’article
 Assurance dommages ouvrage et dĂ©claration de sinistre L’assurance dommages ouvrage, essentielle en droit immobilier, a pour objet de prĂ©financer la rĂ©paration des dommages les plus graves affectant une construction. La dĂ©claration du sinistre est un prĂ©alable indispensable en matiĂšre d’assurance dommages ouvrage. Elle est obligatoire, et est par ailleurs soumises Ă  diverses conditions. Cette dĂ©claration pourra ĂȘtre un piĂšge pour les bĂ©nĂ©ficiaires de la
 Les assurances en droit de la construction Il pourra ĂȘtre souscrit dans le cadre d’opĂ©rations de construction diverses assurances, sur lesquelles le prĂ©sent texte tentera de donner quelques Ă©lĂ©ments d’explication. L’assurance de responsabilitĂ© dĂ©cennale. La plus connue des assurances de la construction est l’assurance de responsabilitĂ© dĂ©cennale. Il s’agit d’une assurance obligatoire, prĂ©vue par l’article L 241-1 du code des assurances. Celui-ci
 ArticleL241-1 du Code des assurances : consulter gratuitement tous les Articles du Code des assurances . Le Code des assurances regroupe les lois relatives au droit des assurances français. Gratuit : Retrouvez l'intĂ©gralitĂ© du Code des assurances ci-dessous : Article L241-1. EntrĂ©e en vigueur 2015-08-08. Toute personne physique ou morale, dont la responsabilitĂ© dĂ©cennale peut

La circulaire Unedic du 23 dĂ©cembre 2014 permet de refaire le point sur les situations oĂč un employeur doit affilier ses salariĂ©s dĂ©tachĂ©s ou expatriĂ©s Ă  l’assurance chĂŽmage française. Les salariĂ©s dĂ©tachĂ©s Il y a trois cas oĂč un salariĂ© peut ĂȘtre dĂ©tachĂ© par son employeur Ă©tabli en France dĂ©tachement au sein d’un Etat membre de l’Espace Ă©conomique europĂ©en ou de la Suisse, en application du rĂšglement communautaire n°883/2004 du 29 avril 2004 sur la coordination des systĂšmes de sĂ©curitĂ© sociale ; dĂ©tachement au sein d’un pays ayant conclu avec la France un accord bilatĂ©ral de sĂ©curitĂ© sociale qui prĂ©voit la possibilitĂ© d’un tel dĂ©tachement ; dĂ©tachement au sein d’un pays non europĂ©en, non signataire d’un accord de sĂ©curitĂ© sociale avec la France, en application de l’article L. 761-2 du Code de la sĂ©curitĂ© sociale. Ce texte prĂ©voit ainsi la possibilitĂ© de maintenir un salariĂ© affiliĂ© Ă  la lĂ©gislation française de sĂ©curitĂ© sociale pour une durĂ©e maximale de trois ans. Pour autant, ce type de dĂ©tachement ne dispense par l’employeur de verser les cotisations sociales obligatoires dans le pays d’accueil. C’est le dĂ©tachement de droit interne. Dans tous les cas, les salariĂ©s demeurent rattachĂ©s Ă  la sĂ©curitĂ© sociale française, et partant, Ă  l’assurance chĂŽmage, comme s’ils travaillent en France. A leur retour en France, les salariĂ©s ayant perdu leur emploi au cours de leur dĂ©tachement ou Ă  l’issue de ce dernier, peuvent ainsi bĂ©nĂ©ficier des prestations de chĂŽmage françaises Ă  condition d’en remplir les conditions d’attribution durĂ©e minimum d’affiliation, rĂ©sidence en France, recherche effective d’un emploi, etc.. Les salariĂ©s expatriĂ©s en dehors de l’Union europĂ©enne Les entreprises qui ont un Ă©tablissement en France et qui envoient leurs salariĂ©s en mission de longue durĂ©e Ă  l’étranger hors Espace Ă©conomique europĂ©en et Suisse dans le cadre d’une expatriation » sont en principe dispensĂ©s de payer les cotisations sociales françaises. Cependant, selon la circulaire Unedic du 23 dĂ©cembre 2014, les entreprises ont l’obligation de maintenir pour leurs salariĂ©s expatriĂ©s une affiliation Ă  l’assurance chĂŽmage française, et ce indĂ©pendamment de leur nationalitĂ©. La Cour de cassation a prĂ©cisĂ© le 1e avril 2003 que l’affiliation au chĂŽmage est obligatoire mĂȘme si le salariĂ© a signĂ© un contrat de travail local avec la sociĂ©tĂ© qui l’accueille Ă  l’étranger. Peu importe Ă©galement que le salariĂ© soit assurĂ©, pendant son expatriation, auprĂšs d’un rĂ©gime Ă©tranger offrant des garanties similaires au systĂšme français. Les contributions Ă  l’assurance chĂŽmage sont dues, dans la limite d’un salaire de € bruts par mois pour 2015. Selon l’article 43 de l’annexe IX du rĂšglement Unedic, les contributions des employeurs et des salariĂ©s sont assises soit, sur l’ensemble des rĂ©munĂ©rations brutes plafonnĂ©es dans les conditions prĂ©vues par l’article R. 243-10 du code de la sĂ©curitĂ© sociale, converties en euros sur la base du taux officiel de change lors de leur perception, entrant dans l’assiette des cotisations de sĂ©curitĂ© sociale prĂ©vue aux articles L. 242-1 et suivants du code de la sĂ©curitĂ© sociale ; soit, aprĂšs accord de la majoritĂ© des salariĂ©s concernĂ©s, sur les rĂ©munĂ©rations brutes plafonnĂ©es dans les conditions prĂ©vues par l’article R. 243-10 du code de la sĂ©curitĂ© sociale entrant dans l’assiette des cotisations de sĂ©curitĂ© sociale prĂ©vue aux articles et suivants du code de la sĂ©curitĂ© sociale qui seraient perçues par le salariĂ© pour des fonctions correspondantes exercĂ©es en France. Cette derniĂšre option ne peut s’exercer qu’au moment de l’affiliation et Ă  titre dĂ©finitif. En d’autres termes, cette seconde option permet de cotiser uniquement sur un salaire de rĂ©fĂ©rence, dĂšs lors que l’employeur a recueilli l’accord de la majoritĂ© des salariĂ©s. Dans ce sens, la Cour de cassation a, par exemple, dĂ©cidĂ© d’exclure la prime d’expatriation de l’assiette des cotisations, aprĂšs avoir constatĂ© que “l’employeur avait choisi, aprĂšs avoir recueilli le 24 juin 1983 l’accord de la majoritĂ© du personnel concernĂ© alors employĂ© par l’entreprise, de calculer les contributions d’assurance chĂŽmage sur le salaire de comparaison” Cass. soc., 14 mars 2006, n° Les taux en vigueur au 1er janvier 2015 sont de pour la part employĂ© et de 4% pour la part employeur. S’ajoute Ă©galement Ă  la part employeur, au titre de l’AGS. Les contributions sont appelĂ©es chaque trimestre au moyen d’un bordereau nominatif. L’employeur doit en principe joindre Ă  chaque rĂšglement un bordereau rĂ©capitulatif indiquant le nom des salariĂ©s concernĂ©s et pour chacun d’eux, le montant de l’assiette de cotisations. Nous rappelons que l’affiliation des salariĂ©s expatriĂ©s doit se faire auprĂšs d’une branche spĂ©cifique de Pole Emploi Pole Emploi Services » ex GARP. Elle permet au salariĂ© expatriĂ© de retour en France de percevoir les mĂȘmes prestations de chĂŽmage et dans les mĂȘmes conditions que s’il n’était pas parti Ă  l’étranger. Si le salariĂ© expatriĂ© est privĂ© de ces prestations du fait d’une absence de cotisations ou de cotisations insuffisantes pendant la mission Ă  l’étranger, il peut agir contre son employeur et prĂ©tendre Ă  des dommages et intĂ©rĂȘts. Dans un arrĂȘt du 20 fĂ©vrier 2014, la cour d’appel de Grenoble a condamnĂ© un employeur Ă  verser des dommages et intĂ©rĂȘts Ă  l’in de ses directeurs expatriĂ©s en Chine, du fait du prĂ©judice causĂ© par l’insuffisance de contributions Ă  l’assurance chĂŽmage pendant son sĂ©jour Ă  l’étranger. Les salariĂ©s expatriĂ©s en Europe Lors de l’expatriation d’un salariĂ© au sein d’un pays de l’Espace Ă©conomique europĂ©en ou en Suisse, il n’y a pas lieu de maintenir une affiliation Ă  l’assurance chĂŽmage française. En application du rĂšglement communautaire n°883/2004, toutes les cotisations de sĂ©curitĂ© sociale affĂ©rentes Ă  la rĂ©munĂ©ration perçue pendant l’expatriation, y compris les cotisations d’assurance chĂŽmage, doivent ĂȘtre payĂ©es dans le pays d’accueil, selon la lĂ©gislation locale. De ce fait, si le salariĂ© perd son emploi, les droits Ă  prestations chĂŽmage ne seront pas les mĂȘmes qu’en cas d’expatriation en dehors de cette zone gĂ©ographique. Mais sous certaines conditions, les salariĂ©s expatriĂ©s peuvent faire valoir leurs droits en cas de retour en France. Beaucoup se souviennent de l’épisode des traders français licenciĂ©s, Ă  Londres, dans le cadre de la crise financiĂšre de 2008, qui grĂące Ă  une journĂ©e de travail en France, avaient pu obtenir de la part de PĂŽle Emploi des indemnitĂ©s proportionnelles au salaire qu’ils percevaient au Royaume-Uni ou calculĂ©es en fonction d’un salaire “d’équivalence”. Les rĂšgles ont quelque peu changĂ© depuis l’entrĂ©e en vigueur, le 1er mai 2010, du rĂšglement communautaire n°8883/2004 relatif Ă  la coordination des systĂšmes de sĂ©curitĂ© sociale. En effet, il est toujours nĂ©cessaire de travailler au moins une journĂ©e en France aprĂšs l’expatriation pour pouvoir ĂȘtre indemnisĂ© par PĂŽle Emploi. De plus, les pĂ©riodes passĂ©es dans un autre Etat-Membre sont prises en considĂ©ration pour l’ouverture des droits Ă  chĂŽmage. En revanche, l’allocation chĂŽmage n’est dĂ©sormais calculĂ©e que sur les seules rĂ©munĂ©rations perçues en France. Elle ne prend plus en compte le salaire perçu pendant l’expatriation. PrĂ©cisons que si le salariĂ© expatriĂ© en Europe perd son emploi et s’il ne retravaille pas en France aprĂšs son expatriation, il n’aura pas droit aux allocations de chĂŽmage françaises. Il lui faudra solliciter le bĂ©nĂ©fice de l’assurance chĂŽmage dans le pays oĂč il est expatriĂ© en rĂ©pondant aux conditions requises puis solliciter, Ă  son retour en France, le maintien de ces allocations pour une durĂ©e maximale de trois mois. Sources Post Views 2 373

.
  • 4lffhoh3c8.pages.dev/330
  • 4lffhoh3c8.pages.dev/88
  • 4lffhoh3c8.pages.dev/237
  • 4lffhoh3c8.pages.dev/309
  • 4lffhoh3c8.pages.dev/111
  • 4lffhoh3c8.pages.dev/178
  • 4lffhoh3c8.pages.dev/14
  • 4lffhoh3c8.pages.dev/385
  • article a 243 1 code des assurances