MelodyDiane Roberts w/ ChloĂ« Grace Moretz the characterthe personâ habite Ă oxford. â ĂągĂ©(e) de 18 ans d'existence Ă imaginer des plans diabolique. â nĂ©(e) l
Lâhistoire de Cendrillon nâest pas de prime abord un hymne Ă la gentillesse. Une douce, belle et serviable jeune femme se fait malmener par une mĂ©chante belle-mĂšre et ses deux exĂ©crables filles. Cette histoire peut laisser des traces dans notre inconscient, car cela questionne la gentillesse. La gentillesse peut ĂȘtre assimilĂ©e Ă un dĂ©faut. La croyance sous-jacente serait celle-ci si on est trop gentil, on peut profiter de nous. Et ça, cela peut faire peur! Alors, Ă partir de quel moment, ĂȘtre gentil devient un problĂšme? Dans cet article, nous allons donc nous intĂ©resser Ă la gentillesse mais aussi Ă lâestime de soi. Les deux sont liĂ©s, nous allons voir comment. Câest quoi la gentillesse ? La gentillesse peut ĂȘtre perçue comme un vilain dĂ©faut. Cette personne est vraiment trop gentille, regarde comme elle se fait marcher dessus ! » ou encore Jâen ai marre de tout faire pour les autres, je suis trop gentille, je nâai jamais de retours, tout le monde sâen fout. » On serait tentĂ©s de rĂ©duire la gentillesse Ă un comportement inadaptĂ©, Ă un problĂšme de confiance en soi Cette personne nâa pas dâautre choix que dâĂȘtre gentille pour ĂȘtre acceptĂ©e. » Voyons la dĂ©finition du dictionnaire La gentillesse est un comportement altruiste destinĂ© Ă prendre soin des autres, tenant en compte la sensibilitĂ© dâautrui afin de ne pas le brusquer ou lâoffusquer. » En fait, ça a lâair dâĂȘtre plutĂŽt une jolie qualitĂ© dâĂȘtre quelquâun de gentil. Prendre soin des autres » est une belle valeur, en plus en tenant compte de la sensibilitĂ© dâautrui ». Alors Ă quels moments cette qualitĂ© devient une tare ? Les limites Ă la gentillesse Cette qualitĂ© devient une tare dĂšs lors que la personne y perçoit des limites. Que ce soit sur la plan personnel ou au travail, en amour, avec ses amisâŠ, certaines situations peuvent laisser un goĂ»t amer. GĂ©nĂ©ralement, la prise de conscience se fait au travers du regard des autres. Une personne peut faire plaisir aux autres jusquâĂ sây perdre plus dâinfos sur le cĂŽtĂ© fais plaisir » dans cet article . Sây perdre dans la mesure oĂč elle nâa jamais un retour Ă©quivalent Ă ce quâelle donne. Par consĂ©quent, elle peut avoir lâimpression que les autres profitent dâelle ou nâen ont rien Ă faire de sa personne. Comme elle va avoir tendance Ă se sentir inutile, elle redouble dâattentions pour faire plaisir, puis le cercle vicieux sâenclenche⊠On sâaperçoit donc que la gentillesse doit avoir un cadre. Celui-ci, dans la mesure oĂč il est tout Ă fait sain permet dâĂ©viter de trop grandes frustrations et dĂ©convenues. Et quâest-ce qui donne un cadre Ă la gentillesse ? Je vous le donne en mille, lâestime de soi ! Lâestime de soi, un cadre pour soi et pour les autres Lorsque lâon travaille lâestime de soi, on crĂ©e un cadre sĂ©curisant pour soi et pour les autres. Le 1erpoint sera de se connaĂźtre. En se connaissant, on prend conscience de ses capacitĂ©s et de ses limites. Apprendre sur soi, câest la condition sine qua non pour aller vers un 2ndobjectif qui sera de sâaffirmer. Ce Ă quoi je dis oui, ce Ă quoi je dis non ! Sâaffirmer, ce nâest pas un gros mot, ce nâest pas parce quâon sâaffirme que lâon devient mĂ©chant, bien au contraire. Il sâagit de faire valoir ses dĂ©sirs, ses besoins, ses opinions et ses valeurs et agir en accord avec eux, sans agressivitĂ© ni concessions inutiles. Lâaffirmation de soi, câest la capacitĂ© dâexprimer ce que lâon pense, ce que lâon ressent, ce que lâon veut tout en respectant ce que lâautre pense, ressent et veut. Câest pouvoir dire non » sans agressivitĂ©, rĂ©pondre avec calme Ă une critique, demander sans toujours sâexcuser. Jâaime cette phrase qui dit il vaut mieux se dĂ©finir que se dĂ©fendre. » Quand on se connaĂźt et lâon sâaffirme, nous avons le choix dans nos relations, et forcĂ©ment la gentillesse y est la bienvenue. Les petits trucs de Mamâcoach Lister les expĂ©riences nĂ©gatives vĂ©cues Ă cause » de la gentillesse. Sont-elles devenues des croyances limitantes ? Si oui, les ramollir avec des croyances positives. Se poser la question est-ce que je me traite aussi bien que les personnes Ă qui je fais plaisir ? Si la rĂ©ponse est non, rĂ©tablissez lâĂ©quilibre en prenant soin de vous. Les attentions portĂ©es vers les autres sont parfois ce que nous avons besoin pour nous-mĂȘmes⊠Lister ses capacitĂ©s, dĂ©sirs, besoins, valeurs et leurs contraires. Se connaĂźtre est un premier pas Ă lâestime et lâaffirmation de soi. Cultiver lâempathie. Quand persistent certaines incomprĂ©hensions, se mettre Ă la place de lâautre permet indĂ©niablement de modifier son propre point de vue et dâaccueillir des Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse Ă nos propres comportements. Faire de la gentillesse un choix, elle a plus que jamais sa place dans nos vies. Pour aller plus loin, voici 10 conseils sur lâaffirmation de soi. Alors, est-ce que Cendrillon a Ă©tĂ© trop gentille ? Quelque part oui, car elle a passĂ© toutes une partie de sa vie Ă sâoublier. Aller au bal a Ă©tĂ© une maniĂšre de sâaffirmer et sâaffirmer lui a permis de changer sa vie. MĂȘme si nous ne sommes pas Cendrillon, nous pouvons aussi avoir deux vies. Une 1reoĂč lâon fait en fonction des autres, et la 2me oĂč lâon fait pour soi et cela rend service aux autres. đ Vous souhaitant de belles vies⊠Pour recevoir mes mails, tous les mercredis Ă 8h, cliquer ici . Pour recevoir gratuitement la fiche outil Construire sa vision de vie », cliquer ici. 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Etcommencez peut-ĂȘtre dĂ©jĂ avec votre sĆur qui vous dĂ©signe comme la responsable dâune maniĂšre peut-ĂȘtre un peu trop catĂ©gorique Nâacceptez pas que ce soit lâopinion des autres qui dĂ©terminent si vous agissezMarre DâĂȘtre Trop Gentille ? Changez De Comportement Et Ăvitez Les DĂ©ceptions Beaucoup de comportements que nous pensons ĂȘtre gentils proviennent souvent de la peur, de lâobligation ou de la culpabilitĂ©. Si vous ĂȘtes lĂ , car vous ⊠Read More about Marre DâĂȘtre Trop Gentille ? Changez De Comportement Et Ăvitez Les DĂ©ceptions
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Katrina Wittkamp via Getty Images 7 erreurs d'Ă©ducation qui font des enfants des Katrina Wittkamp via Getty Images Rien n'inquiĂšte autant des parents que l'idĂ©e que leurs enfants deviennent des petits Ă©goĂŻstes. Aucune funeste prophĂ©tie ne leur est faite plus souvent leur mode d'Ă©ducation donnera-t-il naissance Ă des tyrans Ă©gocentriques? Sur les Ă©tagĂšres des librairies, on trouve bon nombre d'ouvrages qui jouent sur cette peur et recommandent le plus souvent comme remĂšde universel un retour aux bonnes vieilles mĂ©thodes. Selon les auteurs de ces livres, la nouvelle gĂ©nĂ©ration de "tyrans" trouve sa source dans une Ă©ducation trop tournĂ©e vers le besoin. Les parents concernĂ©s ont une Ă©ducation Ă base de compliments et de rĂ©primandes Ăducatrice spĂ©cialisĂ©e, je rencontre moi-mĂȘme des enfants qui sont avant tout soucieux de leurs propres intĂ©rĂȘts et font preuve de peu de compassion. On pourrait les qualifier de "petits cons". Pourtant, leurs parents n'ont pas une mĂ©thode d'Ă©ducation axĂ©e sur les besoins mais, plus classiquement, sur les compliments et les rĂ©primandes. Cette observation m'a amenĂ©e Ă me demander quels facteurs privilĂ©gient un comportement Ă©goĂŻste, antipathique et irrespectueux. Hormis les parents qui nĂ©gligent complĂštement leur progĂ©niture, nous essayons tous âindĂ©pendamment de notre mĂ©thode de prĂ©dilectionâ d'enseigner Ă nos enfants non seulement la conscience de leurs besoins propres mais aussi la maĂźtrise de soi, afin d'ĂȘtre capable de s'intĂ©grer dans un groupe ou une sociĂ©tĂ©. Dans une grande majoritĂ© des cas, ce grand Ă©cart est une rĂ©ussite. Alors, si l'Ă©ducation classique et l'Ă©ducation axĂ©e sur les besoins produisent toutes deux des enfants aimables et Ă l'aise en sociĂ©tĂ©, que doit-il se passer â ou, plutĂŽt, ne pas se passer â pour engendrer ces tyrans qui font couler tant d'encre? Le cerveau nous donne la rĂ©ponse La rĂ©ponse se trouve en partie dans le cerveau et, plus prĂ©cisĂ©ment, dans une rĂ©gion appelĂ©e cortex prĂ©frontal. Les rĂ©seaux neuronaux situĂ©s au-dessus des orbites, dans le lobe frontal, jouent un rĂŽle important dans ce que nous considĂ©rons comme un comportement civilisĂ© et acceptable en sociĂ©tĂ©. Le cortex prĂ©frontal agit comme un centre de contrĂŽle qui analyse nos dĂ©cisions spontanĂ©es. Si nous sommes en colĂšre, par exemple, et avons trĂšs envie de frapper notre agresseur, le dĂ©sir de violence passe par ce centre de contrĂŽle. En quelques secondes, celui-ci Ă©value les consĂ©quences potentielles de notre geste. Que se passera-t-il si notre opposant devient plus agressif et le danger, plus important? Notre attaque potentielle est-elle un comportement appropriĂ© dĂ©coulant de la colĂšre suscitĂ©e? Est-elle susceptible de causer de gros dommages Ă notre opposant? Quelle que soit la dĂ©cision prise Ă l'issue de ce processus d'Ă©valuation, la pulsion violente est calmĂ©e par le cerveau. On frappe doucement, plus doucement, tout doucement ou pas du tout [cf. Bauer, J. 2013]. Les jeunes enfants doivent d'abord acquĂ©rir des rĂ©flexes Les rĂ©seaux neuronaux du cortex prĂ©frontal ne sont toutefois pas actifs dĂšs la naissance. Ils mĂ»rissent lentement Ă partir de la troisiĂšme annĂ©e. VoilĂ qui explique pourquoi les tout-petits donnent encore des coups ou mordent, immĂ©diatement et sans complexe, quand ils sont mĂ©contents. Leur centre de contrĂŽle ne fonctionne pas encore. Ce n'est qu'Ă partir de trois ans que le cerveau commence Ă stocker les informations nĂ©cessaires au processus d'Ă©valuation. Il doit par exemple comprendre Ă quoi ressemble un ĂȘtre humain en colĂšre. Un enfant qui ne dĂ©chiffre pas les expressions et les gestes de colĂšre de son interlocuteur ne peut pas comprendre le besoin d'altĂ©rer son comportement. En outre, il doit Ă©galement faire l'expĂ©rience des consĂ©quences de son comportement et les comprendre si je tape un autre enfant, il y a de gros risques qu'il me tape en retour. De la mĂȘme maniĂšre, un chat qui se fait marcher sur la queue tĂ©moignera sans doute sa mauvaise humeur Ă l'enfant d'un coup de griffes. Un adulte qui reçoit un coup donnĂ© par un enfant va peut-ĂȘtre le laisser tout seul ou bien pester Ă haute voix. âș Avec le temps, toutes ces rĂ©actions seront enregistrĂ©es par le cerveau de l'enfant. Le cortex prĂ©frontal ne s'occupe Ă©videmment pas uniquement de la dĂ©cision consistant Ă frapper ou ne pas frapper quelqu'un. C'est Ă©galement grĂące Ă lui qu'on peut se fixer des objectifs pour l'avenir anticiper des actions, se concentrer, contrĂŽler dĂ©libĂ©rĂ©ment notre attention et ainsi refouler les Ă©lĂ©ments perturbateurs, se retenir de manger trop de gĂąteaux pour ne pas devenir obĂšse, se ressaisir quand on veut baisser les bras, et ne pas se laisser abattre par les coups durs de la vie. Bref, notre cerveau, et notamment le cortex prĂ©frontal, reprĂ©sente l'outil suprĂȘme de l'ĂȘtre humain, sans lequel nous serions franchement perdus. âș Et c'est lĂ que les choses risquent de mal tourner, lĂ qu'un enfant devient empathique et sociable ou antipathique et Ă©goĂŻste, s'il garde son avenir Ă l'esprit et travaille pour atteindre ses objectifs ou bien s'il attend que Maman le fasse pour lui. Je n'insisterai pas sur le fait que cette Ă©numĂ©ration demeure simpliste et qu'il existe Ă©videmment bien d'autres raisons pour un comportement asocial chez l'enfant ou l'adulte. Je suppose que vous le savez dĂ©jĂ . Voici les erreurs d'Ă©ducation qui peuvent engendrer des "petits cons" ou des "tyrans" 1. Les gens qui les entourent ne montrent pas leurs vĂ©ritables sentiments Comme je l'ai expliquĂ© prĂ©cĂ©demment, le cerveau d'un enfant doit d'abord pouvoir enregistrer l'Ă©ventail des sentiments existants. âș Quelles sont les expressions et les gestes qu'utilisent les gens qui Ă©prouvent ces sentiments et comment rĂ©agit-on de façon appropriĂ©e lorsque l'on est rĂ©cepteur de ces sentiments? Je travaille avec des enfants atteints de troubles du comportement, bien souvent incapables de dĂ©terminer l'Ă©tat Ă©motionnel de leur interlocuteur ils ne remarquent pas quand leurs actions provoquent la colĂšre des autres. Ils ne sont pas capables de lire les expressions sur le visage ou la posture de l'autre. Puisqu'ils ne reconnaissent pas ces signaux, ils continuent souvent jusqu'Ă ce que l'autre explose. C'est alors qu'ils prennent conscience de ses sentiments. Ils interprĂštent l'explosion comme un signal, mais c'est souvent une surprise pour eux. Ă l'Ă©cole, nous devons donc leur enseigner pas Ă pas Ă dĂ©coder les expressions et les gestes des personnes de leur entourage. Par exemple, le fait que les sourcils froncĂ©s sont souvent un signe d'Ă©nervement et les larmes, symptomatiques de la tristesse. Normalement, c'est lĂ le rĂŽle des parents ou des Ă©ducateurs, quand l'enfant est encore trĂšs petit. Ils lui enseignent Ă se mettre Ă la place d'un autre, le comprendre, voire adopter son point de vue. Les enfants doivent apprendre Ă gĂ©rer les sentiments Ici entre en jeu une autre mission de l'Ă©ducateur les enfants doivent faire l'expĂ©rience de la juste rĂ©action face Ă une personne triste ou en colĂšre. âș On prend dans ses bras, on console, on laisse pleurer quelqu'un qui est triste ou qui s'est fait mal. Avec une personne en colĂšre, on se contente d'Ă©couter attentivement, sans proposer de solutions si l'autre ne les a pas demandĂ©es. Un enfant apprend Ă traiter les autres avec compassion en Ă©tant lui-mĂȘme traitĂ© avec compassion, dans des situations douloureuses, tristes ou Ă©nervantes. Les parents donnent aux enfants un mauvais exemple de rĂ©action Le problĂšme, c'est que les parents de mes petits patients n'ont eux-mĂȘmes pas appris tout ça dans leur enfance. Ils ne peuvent donc pas transmettre ce savoir Ă leurs enfants. Ils rĂ©agissent â involontairement â froidement quand leurs enfants tombent et pleurent. Ils leur disent "Allez, debout. ArrĂȘte de pleurer. C'est rien du tout." âș Une telle rĂ©action pose problĂšme. Quand une vieille dame trĂ©buche et tombe sur le trottoir, on ne va pas la voir en disant "Allez, debout, c'est pas si grave." On accourt et on lui demande si elle souhaite qu'on appelle une ambulance. On la soutient et on l'aide Ă trouver un endroit oĂč s'asseoir. On reste auprĂšs d'elle jusqu'Ă ce qu'elle nous dise qu'elle va bien. C'est lĂ une rĂ©action parfaitement normale... pourvu qu'on en ait fait l'expĂ©rience dans l'enfance. Le comportement des parents est contre-productif Il est donc trĂšs important, une fois adulte, de rĂ©agir avec naturel quand les sentiments bouillonnent en nous. En tant que grande personne, mĂȘme si l'on est en colĂšre, il est inutile de lancer d'une voix enjouĂ©e "Oh, ben ça, c'Ă©tait pas gentil, Constantin!" en affichant un grand sourire. âș C'est contre-productif dans la mesure oĂč le cerveau de l'enfant n'est alors pas en Ă©tat d'enregistrer correctement les sentiments en jeu chez l'interlocuteur quand il cogne, fait preuve d'insolence ou mĂȘme quand il fait quelque chose de bien. Pour Ă©prouver de l'empathie, et agir avec empathie, il est absolument essentiel d'enregistrer correctement le lien action-rĂ©action. C'est important. Sinon, l'Ă©valuation du danger ne peut pas fonctionner correctement. Dans le cerveau, le centre de contrĂŽle dĂ©cide en quelques secondes si on a intĂ©rĂȘt Ă rendre le coup ou si l'on risque de causer trop de dĂ©gĂąts Ă soi-mĂȘme ou Ă l'autre. âș Pour Ă©valuer le danger, le cerveau a besoin d'informations fiables ce qui ne veut pas dire que l'adulte doive rendre le coup pour que l'enfant "apprenne"! Globalement vous avez tout intĂ©rĂȘt Ă exprimer les sentiments que vous Ă©prouvez Ă l'aide d'un rĂ©pertoire expressif et gestuel riche pour favoriser le dĂ©veloppement de l'empathie et le travail du cortex prĂ©frontal chez l'enfant. Les poussĂ©es de colĂšre incontrĂŽlĂ©e ne sont pas naturelles Ici, je voudrais tout de mĂȘme ajouter un mot d'avertissement le "pĂ©tage de plomb" de la part des parents n'est pas franchement naturel. Selon moi, le mot "naturel" est trop souvent mal interprĂ©tĂ© par des parents qui justifient leur poussĂ©e de colĂšre incontrĂŽlĂ©e par "Ah, moi, je suis comme ça. Quand j'ai quelque chose Ă dire, je le dis." Eh bien non, en fait. Surtout pas. âș Vos enfants ont peut-ĂȘtre dĂ©clenchĂ© une crise incontrĂŽlĂ©e de cris, de beuglements et d'explosions. Mais ils ne sont pas la vĂ©ritable cause de vos sentiments extrĂȘmes. Ils ne doivent donc pas en subir les consĂ©quences. Selon les spĂ©cialistes, une telle explosion incontrĂŽlĂ©e de la part du parent est une rĂ©action dont l'Ă©lĂ©ment dĂ©clencheur, le moment et le lieu ont Ă©tĂ© dĂ©placĂ©s et qui devrait en rĂ©alitĂ© avoir eu lieu durant sa propre enfance mais n'a pas pu ĂȘtre vĂ©cue Ă l'Ă©poque [cf. Maaz, H-J., 2014]. La question de savoir si c'est une vĂ©ritĂ© absolue peut faire l'objet de dĂ©bat. NĂ©anmoins, elle ne revĂȘt pas une importance primordiale dans le cas qui nous occupe. âș Ce qu'il importe de garder Ă l'esprit, c'est que l'enfant n'est pas responsable des sentiments des parents. Ceux-ci relĂšvent de notre propre responsabilitĂ©. Renoncer Ă cette responsabilitĂ© et reporter la faute sur l'enfant n'est pas un comportement adulte. 2. Les gens qui les entourent font tout pour que les enfants ne soient jamais déçus Pour pouvoir faire face Ă la vie, les enfants doivent apprendre la rĂ©silience, apprendre Ă encaisser les coups durs et les surmonter pour en sortir plus forts. Les conditions neuronales de la rĂ©silience se trouvent dans le cerveau humain, mais elles aussi doivent ĂȘtre dĂ©veloppĂ©es. Le dĂ©veloppement de la rĂ©silience repose principalement sur la capacitĂ© d'autocontrĂŽle et d'intĂ©gration en sociĂ©tĂ©. âș Si, depuis tout petit, un enfant apprend qu'il peut obtenir et rĂ©ussir ce qu'il veut par lui-mĂȘme, il grandit avec cette idĂ©e et dĂ©veloppe une vĂ©ritable conscience de soi. Si les personnes auxquelles il est attachĂ© lui font sentir qu'elles le pensent, elles aussi, capable de rĂ©ussir des choses, l'effet s'en trouve dĂ©cuplĂ©. L'attitude des adultes est bien plus importante que leurs paroles Pour le cerveau de l'enfant, il est beaucoup plus marquant de sentir l'adulte agripper avec anxiĂ©tĂ© l'enfant en pleine escalade que de l'entendre dire "Tu peux le faire." âș L'enfant retiendrait alors surtout le sentiment mitigĂ© de ne pouvoir rĂ©ussir l'escalade qu'avec une aide extĂ©rieure. Il est donc crucial de les laisser, dĂšs le dĂ©but, essuyer des Ă©checs. MĂȘme les bĂ©bĂ©s, qui geignent parce qu'ils ne savent pas ramper vers l'avant pour atteindre le jouet qu'ils convoitent, n'ont pas besoin d'aide, tant qu'ils ne se mettent pas Ă pleurer. La frustration qu'ils Ă©prouvent constitue les prĂ©mices de leur motivation Ă se surpasser et apprendre de nouvelles choses. Si les grandes personnes se montrent trop prĂ©cautionneuses, elles leur coupent les ailes au lieu de les aider Ă surmonter les obstacles Les enfants doivent Ă©galement apprendre Ă surmonter les difficultĂ©s Ă©motionnelles, ce qui est souvent difficile Ă supporter pour nous, parents. Supposons qu'au moment de l'Ă©plucher, une banane se brise et que l'enfant pique une colĂšre en exigeant qu'on reconstitue le fruit. En tant que parent, on peut ĂȘtre tentĂ©s de faire apparaĂźtre, comme par magie, une nouvelle banane, plutĂŽt que d'assister au gros chagrin de l'enfant pendant une demi-heure. Idem lorsqu'un jouet se casse ou se perd. Dans une tentative de consoler l'enfant, on entend souvent les parents promettre de racheter le jouet. Je peux trĂšs bien le comprendre. Moi aussi, j'ai longtemps agi ainsi. Je ne pouvais tout simplement pas supporter de voir mes filles aussi tristes. Les parents doivent supporter le chagrin de leurs enfants Si un serre-tĂȘte favori se casse pendant une sĂ©ance de jeu, j'en achetais vite un nouveau. Si une des filles Ă©tait invitĂ©e Ă dormir chez une amie, j'autorisais l'autre, comme lot de consolation, Ă regarder un film dans l'aprĂšs-midi. Je ne compte plus le nombre de bananes, de biscuits et de saucisses brisĂ©s que j'ai remplacĂ©s au cours d'une annĂ©e! Alors que je sais fort bien que ce n'est pas la meilleure maniĂšre de faire. âș J'aurais mieux fait de les consoler et de les accompagner dans leur tristesse, plutĂŽt que d'Ă©ponger rapidement la dĂ©ception. Parce qu'en agissant ainsi, j'ai contribuĂ© Ă affaiblir toujours un peu plus la capacitĂ© de leur cerveau Ă supporter la frustration. Les cadeaux ne soignent pas la dĂ©ception Prenons l'exemple d'un pĂšre, qui serait trĂšs pris par son emploi et qui, par consĂ©quent, ne pourrait accompagner son fils Ă la pĂȘche comme il l'avait promis. Pour le consoler, il lui offre une nouvelle canne Ă pĂȘche. Un cadeau coĂ»teux qui n'est d'aucune aide Ă l'enfant. âș Certes, la canne Ă pĂȘche est belle et chĂšre, mais le pĂšre suggĂšre ainsi au cerveau du fils qu'il est inutile de surmonter la dĂ©ception et la douleur, et qu'il suffit de dĂ©tourner son attention. Si, au contraire, le pĂšre s'assoit un soir pour expliquer la situation Ă son fils, s'il supporte les larmes et la colĂšre de celui-ci, s'il offre son Ă©paule pour pleurer puis rĂ©conforte l'enfant, le cerveau de l'enfant s'en trouve renforcĂ©. âș Ă l'avenir, dans une situation dĂ©cevante, l'enfant ne craquera pas. Il pourra maĂźtriser sa dĂ©ception, parce que, grĂące Ă une personne de rĂ©fĂ©rence, son cerveau a dĂ©jĂ endurĂ© la dĂ©ception. Il sait qu'il peut la surmonter. Plus l'enfant a l'occasion d'y parvenir, mieux il apprendra Ă gĂ©rer sa dĂ©ception. En outre, surmonter ensemble la dĂ©ception et la douleur provoque dans le cerveau un feu d'artifice d'hormones de bonheur. AprĂšs avoir pleurĂ©, le fils se sent Ă©puisĂ© mais nĂ©anmoins heureux et satisfait. Le lien social et l'Ă©coute compatissante du pĂšre ont permis cela. Une nouvelle canne Ă pĂȘche est donc complĂštement inutile. 3. Les gens qui les entourent offrent des substituts d'apaisement plutĂŽt qu'un vĂ©ritable rĂ©confort Un cadeau, comme une canne Ă pĂȘche, en guise de lot de consolation ne satisfait que le systĂšme de base, paresseux, du cerveau. Celui-ci aime voir ses besoins rapidement satisfaits et devient, s'il est rĂ©guliĂšrement alimentĂ©, plus puissant que le cortex prĂ©frontal. Le cerveau apprend alors Ă repousser la douleur au lieu de la surmonter, comme dans l'exemple prĂ©cĂ©dent et Ă se rabattre sur la satisfaction de ses besoins, qui dĂ©clenche une sorte d'hormone de la rĂ©compense. L'ĂȘtre humain se sent bien pendant une courte pĂ©riode [cf. Bauer, J., 2015]. Lorsque l'enfant apprend de ses parents Ă se distraire de la douleur avec de "jolies choses", le cerveau n'acquiert pas une capacitĂ© de rĂ©silience mais apprend Ă se servir d'un substitut manger, boire, dĂ©penser de l'argent, jouer Ă des jeux vidĂ©o. Il y a une diffĂ©rence qualitative entre la premiĂšre et la deuxiĂšme mĂ©thode de rĂ©confort. Avec le rĂ©el rĂ©confort, on se sent vĂ©ritablement bien et apaisĂ©. Le faux rĂ©confort camoufle le problĂšme. Si les parents ont parfois recours Ă cette mĂ©thode, ce n'est pas bien grave â cela m'arrive â, mais sachez que ce n'est qu'un dĂ©guisement, un masque, qui tombe facilement. Un substitut d'apaisement conduit les enfants Ă abandonner plus vite C'est un problĂšme du fait que cela gĂ©nĂšre des individus inaptes Ă la vie, des personnes qui s'effondrent au plus petit obstacle ou n'entreprennent rien par peur de l'Ă©chec. Le monde du travail se plaint dĂ©jĂ depuis quelque temps que les jeunes recrues ne sont pas habituĂ©es Ă "se dĂ©brouiller". Et mĂȘme Ă â pardonnez-moi l'expression â "se casser le cul" pour mener un projet Ă bien. Comment pourraient-ils en ĂȘtre capables si leur cerveau n'a jamais Ă©tĂ© entraĂźnĂ© Ă cela? Si, dans une situation difficile ou triste, on leur offre systĂ©matiquement une distraction Ă la douleur ou un substitut d'apaisement? 4. Les gens autour d'eux n'osent pas fixer leurs propres limites Les parents qui voulaient justement faire les choses diffĂ©remment de leurs propres parents ne remarquent pas toujours quand les enfants franchissent les limites qu'ils avaient fixĂ©es. Une lectrice du blog me racontait un jour une situation dans laquelle elle a laissĂ© sa fille dĂ©passer trop franchement les bornes. La mĂšre s'Ă©tait cassĂ© le pied et marchait avec difficultĂ©, avec un plĂątre. Sa fille avait alors trois ans et demi et avait du mal Ă s'habituer Ă une maman si peu mobile. âș Par peur, elle laissait toutes sortes de choses lui arriver, dans l'espoir de contraindre sa mĂšre Ă se lever. Elle avait besoin d'aide pour la moindre petite chose. La mĂšre, ayant conscience que sa fille agissait ainsi parce qu'elle Ă©tait effrayĂ©e de la voir rester des heures allongĂ©e faiblement, se hissait continuellement hors du canapĂ© pour l'aider. Une fois, elle a dĂ» attraper une robe dans l'armoire; une autre, retrouver une poupĂ©e disparue. Cette courte pĂ©riode durant laquelle la mĂšre Ă©tait de nouveau "comme avant" semblait faire du bien Ă l'enfant. Mais, aprĂšs coup, le pied de ma lectrice s'est mis Ă lui faire tellement mal qu'elle n'a pu que rester allongĂ©e. Un jour, la petite a demandĂ© de l'aide pour aller aux toilettes, ce qu'elle pouvait dĂ©jĂ faire seule depuis bien longtemps. ImmĂ©diatement, la mĂšre lui a dit qu'elle ne pouvait pas se lever parce que son pied cassĂ© la faisait souffrir. Elle a mĂȘme proposĂ© Ă sa fille d'installer son petit pot prĂšs du canapĂ© pour ĂȘtre Ă cĂŽtĂ© de Maman. Un trĂšs bon compromis. Mais la petite a insistĂ© avec force pour que sa mĂšre l'accompagne aux toilettes. Sinon, a-t-elle menacĂ©, elle ferait dans son pantalon. La mĂšre a obĂ©i et s'est levĂ©e de nouveau, bien que cela lui cause des douleurs infernales et pĂšse bien trop sur son pied. Les parents doivent fixer des limites aux enfants Je suis l'une des premiĂšres Ă dire qu'il est important de prendre au sĂ©rieux les peurs des enfants et de faire presque tout notre possible pour les calmer. NĂ©anmoins, il est aussi important de savoir dire "stop" quand on ne se sent pas bien ou qu'on a atteint nos limites. Dans son livre Leitwölfe sein ["Ătre Ă la tĂȘte d'une famille"], Jesper Juul a abondamment dĂ©crit ce phĂ©nomĂšne. Si les parents ne fixent pas des limites claires, comment les enfants peuvent-ils apprendre Ă traiter les autres avec respect? âș La capacitĂ© Ă se contrĂŽler, c'est-Ă -dire Ă maĂźtriser ses envies et ses pulsions et supporter que certains besoins ne soient pas satisfaits, est gĂ©rĂ©e par le cortex prĂ©frontal et s'amĂ©liore avec la pratique. Outre les parents et autres adultes rĂ©fĂ©rents, les groupes d'enfants offrent de bons partenaires pour s'exercer Ă cela. Car les enfants font souvent sentir trĂšs clairement leurs limites Ă leurs camarades. Lorsqu'un enfant ne souhaite pas ĂȘtre pris dans les bras et embrassĂ© Ă un moment donnĂ©, il repousse simplement celui qui souhaitait exprimer son affection. Bien sĂ»r, ce n'est pas vraiment une maniĂšre socialement acceptable de signifier ses limites. Mais c'est une mĂ©thode plus directe et claire. Les parents doivent faire attention Ă leur façon de s'exprimer âș Ăvidemment, les adultes qui fixent leurs limites doivent opĂ©rer avec plus de prudence afin de ne pas blesser l'intĂ©gritĂ© de l'enfant. Il existe une grosse diffĂ©rence entre dire "Je n'ai pas envie de jouer avec toi maintenant. Je suis trĂšs fatiguĂ© et je voudrais d'abord finir mon cafĂ© tranquillement. Je viendrai aprĂšs. Pour l'instant, joue tout seul, s'il te plaĂźt" ou "Ah, putain, mais laisse-moi finir mon cafĂ© tranquille! J'ai pas envie de jouer avec toi maintenant. Tu vois pas que Je suis crevĂ©? Tu joues tout seul, maintenant!" Dans un cas comme dans l'autre, le parent a dit clairement qu'il ou elle Ă©tait fatiguĂ©e et ne voulait pas jouer tout de suite. Mais la deuxiĂšme version est blessante. Face Ă ce genre de communication parentale agressive, les enfants rĂ©agissent souvent par un comportement provocateur. En fixant des limites de façon Ă ne pas blesser, on favorise normalement une attitude coopĂ©rative. La mĂšre au pied cassĂ© aurait pu dire Ă sa fille "Je suis dĂ©solĂ©e. Je sais que ça te fait peur de me voir toute faible et allongĂ©e mais je ne peux pas t'aider aujourd'hui. Mon pied a besoin de repos et c'est important pour moi qu'il guĂ©risse vite. Je peux t'aider Ă faire certaines choses, si tu me les apportes sur le canapĂ©. Mais aujourd'hui, c'est vraiment le maximum que je puisse faire." La fille aurait pu s'Ă©nerver. Peut-ĂȘtre mĂȘme aurait-elle vraiment fait dans son pantalon. Mais elle aurait appris que sa mĂšre a des limites et qu'elle ne plierait pas, quel que soit le type de chantage auquel sa fille ait recours. 5. Les gens qui les entourent se montrent imprĂ©visibles Quand j'Ă©tais Ă la maternelle, j'avais une meilleure amie. Elle s'appelait Anja et elle avait exactement un jour de moins que moi. Elle vivait au neuviĂšme Ă©tage de l'immeuble voisin et je l'adorais. Ce qui me pesait Ă©tait la terreur que m'inspiraient ses parents. On ne savait jamais comment ils allaient rĂ©agir. Parfois, ils Ă©taient super gentils, nous couvraient de bonbons et nous laissaient pendant des heures regarder la tĂ©lĂ© sans surveillance. Mais souvent, et gĂ©nĂ©ralement de façon imprĂ©visible, ils se mettaient en colĂšre et me jetaient dehors. Je ne savais jamais ce que j'avais fait de mal. Un mot dĂ©placĂ©, un regard inappropriĂ©, un gloussement naĂŻf au mauvais moment et hop, dehors! Tous les jours, je sonnais chez Anja, pour lui demander de venir jouer avec moi dans la cour. Nous avions dĂ©cidĂ© depuis longtemps que c'Ă©tait plus simple que d'aller chez elle. Elle m'ouvrait la porte de l'immeuble avec joie et nous nous rĂ©jouissions de pouvoir nous retrouver dehors. Mais il fallait d'abord surmonter â chaque jour â le plus gros test de patience. Tout devait se passer sans accroc durant les cinq minutes entre le moment oĂč je sonnais et le moment oĂč l'ascenseur arrivait Ă son Ă©tage. Si elle m'ouvrait la porte en rayonnant, nous Ă©tions dans un bon jour. On pouvait alors descendre ensemble. Dans la majoritĂ© des cas, toutefois, elle avait, au cours de ces cinq minutes, dit ou fait quelque chose â ou bien n'avait pas dit ou pas fait quelque chose â qui faisait instantanĂ©ment perdre les pĂ©dales Ă son pĂšre. Elle ouvrait la porte en larmes et secouait simplement la tĂȘte en sanglotant. Ă chaque fois, ça me brisait le cĆur et je reprenais rapidement l'ascenseur. Seule. Les rĂ©actions incontrĂŽlĂ©es des parents affectent les enfants Il Ă©tait chaque jour un peu plus pĂ©nible d'appuyer sur la sonnette, par peur de l'arbitraire. Pourtant, je l'ai fait maintes et maintes fois. Il y avait parfois de bonnes pĂ©riodes. Et, comme je l'ai dit, nous Ă©tions extrĂȘmement soudĂ©es, comme deux petites blondinettes ricanantes de cinq ans peuvent l'ĂȘtre. Je ne voulais pas l'abandonner Ă son enfer. Un jour, la famille a dĂ©mĂ©nagĂ© et nous nous sommes perdues de vue. Je ne me souviens plus de son visage ni de sa voix. Mais je sens encore, profondĂ©ment ancrĂ©e en moi, la terreur dans mon estomac quand je passe devant son immeuble et que je regarde en direction du neuviĂšme Ă©tage. Si cela me pesait tellement autrefois, comment Anja l'a-t-elle vĂ©cu? Des structures claires donnent aux enfants une assurance comportementale Dans un article sur la diffĂ©rence entre souhaits et besoins, j'ai Ă©crit que les gens ont un besoin fondamental de structure et d'ordre dans leur vie. Lorsqu'ils ne peuvent pas prĂ©voir, sur une pĂ©riode prolongĂ©e, le dĂ©roulement de leur journĂ©e, ils s'angoissent et tombent malade. âș La mĂȘme chose s'applique au comportement des parents il doit possĂ©der une structure que l'enfant comprenne afin de savoir Ă quoi s'en tenir. Les enfants ont besoin d'adultes qui se comportent de façon prĂ©visible car c'est ainsi qu'ils s'orientent. Cela leur permet Ă eux aussi d'assurer leur comportement. Les parents d'Anja, eux, ne se comportaient pas de façon prĂ©visible. Comme je l'ai Ă©crit plus haut, nous ne savions jamais ce qui dĂ©clencherait une crise chez son pĂšre ou sa mĂšre. Pas une fois nous n'avons Ă©tĂ© en mesure de dĂ©terminer ce que nous avions bien pu faire. Globalement, nous essayions d'ĂȘtre aussi invisibles que possible en leur prĂ©sence. Mais c'Ă©tait souvent peine perdue. Les parents sont responsables du comportement de leurs enfants Je ne sais pas si Anja est devenue un "tyran" ou une "petite conne". Elle a disparu de ma vie quand j'avais sept ans. âș NĂ©anmoins, je vois les Ă©lĂšves de mon Ă©cole auxquels la sociĂ©tĂ© attribue des "troubles du comportement" et je sais que nombre d'entre eux sont, comme elle, entourĂ©s d'adultes imprĂ©visibles. VoilĂ qui rend infiniment plus difficile pour le cortex prĂ©frontal l'enregistrement de rĂšgles applicables aux interactions humaines. Si, petit, vous donniez des coups Ă vos parents, c'est peut-ĂȘtre parce qu'ils frappaient fort en retour, parce qu'ils vous ignoraient ou mĂȘme parce qu'ils riaient, fiers de la force prĂ©maturĂ©e de leur garnement. Lequel de ces exemples de rĂ©action le cerveau devrait-il enregistrer comme "correct"? Lorsqu'il n'a aucun point de repĂšre pour prĂ©voir le comportement de ses parents au cours des minutes Ă venir, l'enfant ne peut pas grandir normalement. Il ne peut pas assimiler les rĂšgles d'un vivre-ensemble "normal", socialement acceptable et souhaitable, mais rĂ©agit avec la mĂȘme impĂ©tuositĂ© et se heurte aux autres, de la crĂšche Ă l'Ă©cole. Il faut alors d'autres personnes d'attachement fiables, comme des professeurs, des Ă©ducateurs, des travailleurs sociaux ou des amis du mĂȘme Ăąge, pour apprendre le contact "normal" avec les autres. Agissez avec naturel Je prĂ©cise que je ne parle pas littĂ©ralement de vous, chers lecteurs et lectrices! Vous vous retrouvez trĂšs certainement dans des situations oĂč vous rĂ©agissez comme-ci ou comme-ça, selon l'humeur du jour. C'est tout Ă fait normal. Je suis pareille. Le caractĂšre imprĂ©visible est tout autre. Dans 95% des cas, votre enfant comprend pourquoi vous rĂ©agissez ainsi. Quand vous ĂȘtes encore fatiguĂ©s, vous ĂȘtes plus grognons que lorsque vous ĂȘtes bien rĂ©veillĂ©s. Quand vous avez eu une journĂ©e de travail stressante, il est probable que vous soyez moins prĂȘts Ă rire dans la soirĂ©e. âș C'est ce que j'appelle le naturel c'est ainsi que vos enfants apprennent Ă vous connaĂźtre. Je suis certaine que vous expliquez Ă©galement Ă vos enfants la raison de votre conduite. Peut-ĂȘtre dites-vous quelque chose comme "La journĂ©e m'a Ă©puisĂ©e, j'ai du mal Ă supporter vos bĂȘtises aujourd'hui. Je vais me reposer un peu, d'accord?" Ceux dont je parle, ce sont les parents maladivement imprĂ©visibles. Eux ne lisent pas ce blog parce qu'ils ne pourraient jamais imaginer que leurs actes puissent faire du mal Ă leurs enfants. Alors je vous en prie, ne prenez pas ce cinquiĂšme paragraphe trop Ă cĆur, d'accord? 6. Les gens qui les entourent passent outre le refus des enfants Ces derniers temps, on a pu lire dans les mĂ©dias de plus en plus de rĂ©cits d'abus sexuels durant lesquels le "Non!" d'une femme n'a pas Ă©tĂ© acceptĂ© comme un "Non" par un ou plusieurs hommes. Ă l'UniversitĂ© de Stanford, aux Ătats-Unis, un Ă©tudiant, Brock Turner, a abusĂ© de la sĆur d'une camarade. Elle avait trop bu Ă une soirĂ©e et Ă©tait inconsciente. Gina-Lisa Lohfink, starlette de la tĂ©lĂ©vision, a Ă©tĂ© violĂ©e par deux hommes et filmĂ©e. Dans la vidĂ©o, on l'entend clairement rĂ©pĂ©ter plusieurs fois "ArrĂȘte!" Je ne veux pas aborder ici la question de la prise en charge judiciaire du viol. Celle-ci a dĂ©jĂ fait couler beaucoup d'encre. Je me pose simplement la question de savoir comment un jeune homme comme Brock Turner peut croire une seule seconde qu'il est acceptable d'abuser d'un autre ĂȘtre humain. Les enfants apprennent par l'expĂ©rience Ses parents ne lui ont-ils pas enseignĂ© que non, ça veut dire non? Je ne connais pas personnellement sa famille, mais Brock me semble aussi ordinaire que n'importe quel jeune homme. Je suppose que ses parents l'ont "bien Ă©levĂ©" et qu'ils ont fait tout ce qui Ă©tait en leur pouvoir pour lui inculquer le respect des femmes. Je suis relativement certaine que ni son pĂšre ni sa mĂšre ne lui ont jamais dit qu'il Ă©tait acceptable de passer outre le refus d'une femme et de la violer. Alors comment a-t-on pu en arriver lĂ ? OĂč l'Ă©ducation a-t-elle Ă©chouĂ© pour faire d'un garçon ordinaire un dĂ©linquant sexuel? La rĂ©ponse est aussi simple qu'elle est choquante. Nos enfants apprennent avant tout ce dont ils font l'expĂ©rience, plus que ce qu'on leur dit. En regardant autour de vous, vous apercevrez peut-ĂȘtre lĂ -bas, sur le banc, une mĂšre qui cherche Ă donner une purĂ©e Ă son bĂ©bĂ©. âș Le bĂ©bĂ© dĂ©tourne la tĂȘte et garde la bouche fermĂ©e une rĂ©ponse non verbale mais claire. Qu'importe, la mĂšre enfourne cuillĂšre aprĂšs cuillĂšre dans la bouche de son enfant. Quand il baille, quand il rit ou quand il est distrait par les voitures alentours. Elle estime que son bĂ©bĂ© doit encore manger. Le non des enfants veut aussi dire non Regardez de l'autre cĂŽtĂ© de la rue, et vous verrez peut-ĂȘtre ce pĂšre et son fils de deux ans qui s'est jetĂ© sur le trottoir en hurlant "Non!" parce qu'il refuse d'aller plus loin. Le pĂšre soulĂšve son marmot qui gigote et le maintient fermement sous son bras. Il continue comme s'il n'entendait pas les protestations de son fils. De l'autre cĂŽtĂ© de la route, observez cet enfant d'un an dans sa poussette, qui retire continuellement son chapeau. IrritĂ©e, sa grand-mĂšre fait un double nĆud sous son cou pour que le petit ne puisse plus mettre son "Non" en application. Quand on leur demande si, dans un contexte sexuel, le refus d'une femme est vraiment un refus, 100% des parents rĂ©pondront oui, je pense. Nous souhaitons tous Ă©lever nos enfants dans ce sens. Personne ne voudrait que son fils touche une femme sans son consentement. Mais combien de parents enseignent involontairement le contraire Ă leurs enfants? Que comprend un enfant qui dit non et doit quand mĂȘme faire ce que veulent les parents? L'enfant apprend que c'est le plus fort qui dĂ©cide quand un refus est vraiment un refus. Que nous le voulions ou non, le "C'est pour ton bien!" des parents n'est pas trĂšs Ă©loignĂ© du "Je sais que t'en as envie!" du violeur. Un jour, quand mes filles Ă©taient encore petites, j'ai essayĂ© de laver les dents de l'une contre son grĂ©. J'Ă©tais rĂ©ellement convaincue de devoir le faire, que c'Ă©tait pour son bien. Mais elle se dĂ©battait comme si sa vie en dĂ©pendait. Elle criait, gigotait, je devais la serrer de toutes mes forces. On aurait dit que j'allais la violer! En m'en rendant compte, je l'ai immĂ©diatement lĂąchĂ©e et je me suis promis de ne plus jamais la traiter avec une telle violence. Ce moment horrible a rĂ©sonnĂ© en moi pendant trĂšs longtemps. âș J'ai compris que si la personne qui lui Ă©tait la plus proche au monde ignorait son refus, elle ne pourrait pas comprendre que celui-ci avait de l'importance. Comment nos enfants peuvent-ils dĂ©velopper une conscience de soi suffisante pour fixer des limites aux inconnus, si leurs parents les forcent constamment Ă ignorer ces limites? âș Comment nos fils peuvent-ils apprendre Ă ne pas utiliser la force et Ă ne pas ignorer un "Non" si nous les prenons dans nos bras et les emmenons oĂč bon nous semble lorsqu'ils sont petits et faibles? VoilĂ qui pourra Ă©galement vous intĂ©resser. Vous vous demandez pourquoi vos enfants ne se tiennent pas bien Ă table? Il existe des situations dans lesquelles les parents doivent passer outre le refus des enfants ArrivĂ©e Ă ce point, on me donne souvent comme contre-argument le fait qu'il n'est pas toujours idĂ©al pour les parents d'Ă©couter le "Non" de leurs enfants. On cite souvent l'exemple de cette mĂšre qui avait traversĂ© Munich Ă vĂ©lo par 11°C, avec son enfant de un an, nu dans son siĂšge, et qui avait expliquĂ© aux policiers l'ayant arrĂȘtĂ©e que l'enfant l'avait demandĂ©. Rien ne peut excuser le comportement de la mĂšre. Elle a fait preuve de nĂ©gligence. Naturellement, il existe des situations dans lesquelles les parents doivent passer outre le refus de leurs enfants. Si le petit garçon de deux ans se jette non pas sur le trottoir mais au milieu de la route, il est Ă©vident que le pĂšre se doit de le prendre dans les bras et de le mettre en sĂ©curitĂ©. âș Les parents ont le devoir et le droit d'exercer sur leurs enfants un "pouvoir de protection". MĂȘme en faisant usage de la force en cas de nĂ©cessitĂ©. Mais de telles situations ont-elles souvent lieu? Les adultes doivent faire usage de leur pouvoir et de leur force Ă bon escient Au quotidien, les principales raisons pour lesquelles les parents ignorent les limites fixĂ©es par leurs enfants sont le manque de rĂ©flexion, le manque de temps et la paresse. Et c'est lĂ que je voudrais vous sensibiliser Ă quelque chose nos enfants apprennent que "Non" veut vraiment dire "Non" beaucoup plus tĂŽt et de façon beaucoup plus claire que la plupart des gens l'imaginent. âș Quand nous ignorons constamment leur refus, sans nĂ©cessitĂ© particuliĂšre, ce message peut s'inscrire dans leur tĂȘte. Cela ne veut pas dire qu'ils deviendront forcĂ©ment des violeurs. Si l'explication Ă©tait si simple, nous pourrions dĂ©jĂ empĂȘcher les pires crimes du monde depuis longtemps! En revanche, les adultes doivent faire usage de leur pouvoir et de leur force Ă bon escient. MĂȘme au quotidien et sous pression, ils doivent se demander s'il est rĂ©ellement acceptable de forcer l'enfant Ă enfiler un pull ou bien si l'on pourrait se contenter de l'emporter pour le lui donner quand l'enfant aura lui-mĂȘme remarquĂ© qu'il fait froid. Je sais bien que ça ne peut pas fonctionner Ă chaque fois. Souvent, je dois moi-mĂȘme passer outre les refus de mes enfants, parce que c'est la seule solution. Mais je fais tout de mĂȘme attention Ă ce que, pour chaque refus que je dois ignorer, il y en ait plusieurs que j'accepte et que je respecte. 7. L'enfant vit des expĂ©riences qui Ă©chappent Ă "l'Ă©ducation" des parents Plus haut, j'ai annoncĂ© six erreurs d'Ă©ducation qui favorisent le dĂ©veloppement de "petits cons" ou de "tyrans". NĂ©anmoins, il reste un septiĂšme point que je n'ai pas comptĂ© car il Ă©chappe Ă l'influence des parents. Le voici parfois, les parents et Ă©ducateurs font objectivement tout ce qu'il faut et leurs enfants Ă©voluent nĂ©anmoins dans un sens dĂ©sagrĂ©able pour tout le monde. âș Malheureusement, il existe toute une sĂ©rie d'expĂ©riences potentielles et extrĂȘmes qui peuvent marquer un enfant. Que ce soit l'expĂ©rience de la guerre ou d'autres traumatismes qui rendent l'accĂšs Ă leurs sentiments difficile, car ils risqueraient de subir un nouveau choc. Il y a beaucoup de choses que les parents ne peuvent pas empĂȘcher. Parfois, ils n'en ont mĂȘme pas conscience. Ils s'Ă©chinent ensuite Ă aider leurs enfants Ă se dĂ©velopper dans un sens plus acceptable socialement. Il leur arrive d'Ă©chouer quand mĂȘme. La conduite d'un enfant a toujours une raison Cela ne signifie pas que les enfants traumatisĂ©s sont des "petits cons" ou des "tyrans". Selon moi, les "petits cons" n'existent pas. Ce que nous voyons de l'extĂ©rieur n'est qu'une toute petite partie de leur rĂ©pertoire comportemental. La conduite des enfants a toujours du sens. Vous savez que je le rĂ©pĂšte beaucoup. Quand leur comportement est destructeur, antisocial ou agressif, il l'est pour une raison qu'il faut souvent pouvoir dĂ©chiffrer. En conclusion Ce que vous devez retenir de cet article, c'est que vous ĂȘtes de bons parents. Vos enfants ne deviendront ni des "tyrans" ni des "petits cons", mĂȘme s'ils sont par moment impossibles. Peu importe l'Ă©ducation que vous leur donnez, il y a tout Ă parier qu'ils deviendront des adultes sociables et avenants. MĂȘme mes Ă©lĂšves les plus extrĂȘmes sont devenus plus supportables avec le temps. Parce qu'Ă l'Ă©cole, nous leur avons donnĂ© quelques Ă©lĂ©ments de base. Les enfants doivent apprendre Ă se mettre Ă la place de l'autre. Ils ont besoin d'empathie, d'amour, de sollicitude et d'une rĂ©elle confiance. Ils doivent se heurter de temps en temps aux limites des autres et ĂȘtre contraints de les respecter. C'est lĂ tout le secret d'une bonne Ă©ducation. Cet article est d'abord paru sur le blog allemand GewĂŒnschtestes Wunschkind "L'enfant le plus aimĂ©". Le livre Cet enfant qui nous pourrit la vie mais que nous aimons tant! des blogueuses Danielle Graf et Katja Seide sera disponible en français fin aoĂ»t. Ce blog, publiĂ© Ă l'origine surle HuffPost allemand, a Ă©tĂ© traduit par Lison Hasse pourFast For Word. Ă voir Ă©galement sur Le HuffPost
AprĂšsqu'il en mette 1 par envoi ça je peux comprendre, ça permettrait aux gens qui n'aiment pas de ne pas ĂȘtre trop lĂ©sĂ© sur leur envoi. Franchement je m'y suis pas retrouvĂ©e du tout dans le dernier envoi, 4 omegaverses que je n'aime pas et 2 yaoi que je n'ai pas aimĂ© non plus (lĂ je ne dis rien, on ne peux pas tout aimer non plus, c'est juste une question de goĂ»t), c'Ă©tait 21 juin 2020 Nombreux sont les tĂ©moignages de femmes qui vivent des dĂ©buts dâhistoires parfaites avec un homme, qui sentent que cette nouvelle rencontre pourrait bien se transformer en histoire sĂ©rieuse. Mais qui, du jour au lendemain se retrouvent sans nouvelle dans lâattente dâun appel ou dâun prochain rendez-vous qui ne viendra jamais. Parmi les explications, nous avons trouvĂ© des rĂ©ponses Ă travers un livre apparemment trĂšs connu dans ce domaine Ces hommes qui ont peur dâaimer , les auteurs Steven Carter et Julia Sokol comparent ce phĂ©nomĂšne Ă une phobie La phobie de lâengagement. Votre voyance gratuite en cliquant ici Quâest ce qui se passe quand on croise un phobique de lâengagement ? Ce qui peut ĂȘtre troublant pour la femme et difficile Ă comprendre, câest ce quâelle a ressenti qui Ă©tait bien rĂ©el voir mĂȘme que lâautre avait aussi des sentiments mais lâangoisse de perdre sa libertĂ© a Ă©tĂ© plus forte. La peur de lâengagement renoncer Ă tous les autres possibles Devenir liĂ© Ă quelquâun, Avoir des responsabilitĂ©s vis Ă vis dâelle comme affectivement Les priver de leurs sorties avec leurs potes, vivre avec eux et les cloitrer. Il y a aussi notre comportement qui peut ĂȘtre remis en cause car souvent il parait que nous aimons trop, dâailleurs un autre livre existe Ă ce sujet Ces femmes qui aiment trop . Plus ils sentent notre amour, des marques de tendresse par exemple lui prendre la main en public, plus ils se sentent pris au piĂšge et ne pensent quâĂ couper court, mĂȘme si au fond ils ont des sentiments naissants. En fait, ce type dâhommes aimeraient bien sâengager mais finalement ils ont trop peur et sâarrangent pour tout saboter par exemple devenir odieux et se faire plaquer ou carrĂ©ment disparaitre alors que tout allait bien. Peur de lâengagement La cause de leur phobie Le divorce des parents. Combien dâenfants dont les parents ont divorcĂ© croient encore au mariage ? Certains pensent encore que le mariage est quelque chose de possible et de durable, mais bien souvent la rĂ©action est contraire. La situation est triste pour ces personnes qui ne croient plus Ă lâengagement car bien souvent elles se ferment la possibilitĂ© de vivre pleinement leurs relations en refusant de sâexposer, au risque dâĂȘtre blessĂ©e, ou pire, elles se ferment la possibilitĂ© de vivre une nouvelle relation, simplement Ă cause de la peur de vivre quelque chose qui pourrait ĂȘtre diffĂ©rent de ce quâelles ont toujours vĂ©cu. Bien souvent ce genre de problĂšmes apparait avec le manque de confiance en soi, ou lâabsence de repĂšre. Comment construire un couple solide quand notre modĂšle parental nâa pas su le faire ? Naturellement, nous reproduisons ce que nos parents nous ont appris, mais lorsquâon est capable de dĂ©couvrir autre chose, la confiance en soit risque de manquer car devant lâinconnu, nous sommes finalement peu de chose. BlessĂ© par une autre femme Lâhomme a vĂ©cu une rupture amoureuse douloureuse par une femme quâil aimait. Lâhomme blessĂ© mettra du temps Ă sâen remettre, et ne voudra plus avoir de relation comme celle quâil venait de vivre. Bien souvent, aprĂšs une rupture douloureuse, un individu qui Ă©tait prĂšs Ă tous les engagements mariage, enfant, maison⊠peut ĂȘtre transformĂ© et nâaura alors plus aucune conviction sinon celle de ne plus vouloir rien construire. Il faudra alors du temps pour que peut ĂȘtre un jour, cette confiance et ces envies rĂ©apparaissent, et il faudra surtout beaucoup de patience de la part du nouveau partenaire. Acheter le livre Leurs conseils si vous rencontrez quelquâun qui a peur de lâengagement Ne pas chercher Ă comprendre ce que nous avons mal fait pour mĂ©riter un tel changement dâattitude il a ce problĂšme avec toutes et vous nây pouvez rien, vous risquez mĂȘme de vous dĂ©truire et de perdre confiance en vous et envers les autres hommes normaux », et de ne pas lâattendre ni ĂȘtre dĂ©pendante câest ça qui lâangoisse ! Votre Voyance 100% gratuite. Conclusion Quand lâhomme pense un peu » Ă nous, il se manifeste un minimum, par quelques moyens que ce soit. Si dĂ©s le dĂ©but de la relation vous devez lui courir aprĂšs, laissez tomber. Ne vous posez pas plus de question que ça. Parfois, ça ne le fait pas, et si il lâa vu dĂ©s le dĂ©but, vous nây pourrez guĂšre grand chose. Sachez que mĂȘme si il est overbookĂ©, un SMS avant de sâendormir, ça prend 30 sec et vous consacrez au moins une soirĂ©e par semaine, câest jouable. »Quand on veut, on peut » . Le coup du dĂ©bordĂ© », Ă dâautres⊠Car sous ces pseudos » excuses que lâon essaie de trouver aux hommes en cherchant maintes explications ou quâeux-mĂȘme essaient de se trouver, ils se cachent souvent un homme qui veut jouir des plaisirs de la femme sans en avoir les contraintes cf article Comment detecter rapidement le connard » ou Quelques rĂ©gles pour Ă©viter/comprendre les situations foireuses? Vous ne devez pas vous adapter aux attentes de lâautre, mais Ă©coutez vos envies et votre besoin. Câest que tout simplement, cet homme ne correspond pas Ă votre attente personnelle dâune relation, ce nâest pas le bon. Fuyez ces phobies avant quâelles ne vous dĂ©truisent. MĂȘme si câest difficile de se le dire une fois que lâon est amoureuse. Et si vous voulez mieux comprendre pourquoi beaucoup dâhommes enchaĂźnent les relations, Ă lire la formidable BD de Liv Stromquist qui commence par lâexemple de Leonardo Di Caprio. Extrait de La Rose la plus rouge sâĂ©panouit de Liv Stromquist Lire la critique de la BD de Liv Stromquist Je tiens Ă prĂ©ciser que ce comportement touche de plus en plus de femmes. Il y a Ă©galement des femmes phobiques de lâengagement. CoincĂ©dans ma gentillesse. Bonjour, j'ai toujours Ă©tĂ© du type Ă me laisser marcher dessus, trop gentille. J'arrive Ă changer mais il reste toujours quelque chose dont je suis incapable. J'ai un ami que je ne veux plus avoir affaire avec. La personne que je suis avec lui n'est pas moi, il me prend pour un idiot, me traite comme un bon Ă rien. Ce matin dans le mĂ©tro, je me fais bousculer par une femme un peu trop pressĂ©e. La vieille bique, elle a le feu aux fesses est-elle pressĂ©e d'aller bosser au point de me mettre par terre? C'est vrai quoi, ma journĂ©e commence ainsi malmenĂ©e dans le flux des travailleurs, je poursuis mon chemin tant bien que mal. Je tente de maintenir le cap et de ne pas me faire aspirer par les mouvements de foule. La vague passe et m'attire tel un aimant. "Et si je sortais ici ou lĂ , et suivais le flot humain plutĂŽt que d'aller lĂ oĂč je suis attendue?" Le petit diablotin tapi en moi s'adresse Ă mon cerveau encore endormi. "Eh non, sois raisonnable ma cocotte. Ce jour oĂč tu pourras flĂąner Ă l'envi un matin en pleine semaine, n'est pas encore venu..." lui rĂ©pond, ma bonne conscience. Si seulement... La rĂ©alitĂ© est effectivement plus sage et m'incite Ă reprendre effectivement mon chemin jusqu'Ă ce que se produise la collision. Et bam. Je suis sur son chemin, mon corps dĂ©passe et se tĂ©lescope avec le sien. Pfff, pas mĂȘme un regard ni mĂȘme un mot Ă©changĂ©. La vilaine poursuit son chemin comme si c'Ă©tait normal. Parfois un petit mot, ça ne coĂ»te pas grand chose et c'est sympa. Enfin, c'est le lot des transports en commun, je crois. Je n'ai mĂȘme pas envie de rĂąler ce matin. Les gens sont blasĂ©s et moi avec. ArrĂȘt sur image l'instant d'une seconde, je m'imagine tel un personnage de dessin animĂ© Ă qui tous les pouvoirs sont donnĂ©s. J'ouvre la gueule comme si j'Ă©tais un dragon et s'Ă©chappe alors un immense flot de mĂ©contentement matĂ©rialisĂ© par une flamme gĂ©ante d'un orangĂ© flamboyant. La fautive est immĂ©diatement happĂ©e puis rattrapĂ©e par ce phĂ©nomĂšne qui l'Ă©pingle direct au mur. En un instant, toutes les frustrations vĂ©cues dans le mĂ©tro s'Ă©chappent. Dans mon imaginaire, la mĂ©thode est efficace et vaut toutes les insultes ou rĂąleries. La vilaine dame n'est pas prĂȘte de recommencer. HĂ©hĂ©. Je poursuis mon chemin le sourire aux lĂšvres et attrape ma correspondance. .