GuidePratique QualitĂ© Tableau de bord SI (diffusĂ©).docx Page 9 sur 26 Figure 5. RĂ©gulation de l'opĂ©rationnel par la gouvernance au moyen du tableau de bord On voit que le montage d’un tableau de bord participe au cycle de rĂ©gulation d’un processus opĂ©rationnel, Notion En vue de rĂ©pondre Ă  des objectifs de pilotage.
Les tableaux de bord sont apparues Ă  un moment donnĂ© pour rĂ©pondre Ă  un besoin donnĂ©. Cet article consiste Ă  prĂ©senter la dĂ©finition, les principes de conceptions, les objectifs, le contenu et les limites des tableaux de bord. I. DĂ©finition et principes de conceptions des tableaux de bord1. DĂ©finition du tableau de bord2. Principes de conception du tableau de bordII. Objectifs des tableaux de bord1. Les tableaux de bord outils de pilotage2. Les tableaux de bord outils de communication3. Les tableaux de bord outils d’évaluation des responsables4. Le tableau de bord aide Ă  la dĂ©cisionIII. Contenu du tableau de bord1. Principes de sĂ©lection des indicateurs2. Classement selon la nature des indicateurs3. PrĂ©sentation des tableaux de bordIV. Limites du tableau de bord I. DĂ©finition et principes de conceptions des tableaux de bord 1. DĂ©finition du tableau de bord Le contrĂŽleur de gestion a besoin d’un outil qui lui permet d’avoir une connaissance sur les informations essentielles au pilotage ; d’obtenir ces donnĂ©es le plus rapidement possible, et en permanence. Cet outil s’appelle le tableau de bord. Un tableau de bord est un ensemble d’indicateurs organisĂ© en un systĂšme, suivis par la mĂȘme Ă©quipe ou le mĂȘme responsable pour aider Ă  dĂ©cider, Ă  coordonner, Ă  contrĂŽler les actions d’un service ». Le tableau de bord est un instrument de communication et de dĂ©cision qui permet au contrĂŽleur de gestion d’attirer l’attention du responsable sur les points clĂ©s de sa gestion afin de l’amĂ©liorer. 2. Principes de conception du tableau de bord Un tel systĂšme d’information n’est efficace et donc utile que si sa conception rĂ©pond Ă  certaines rĂšgles prĂ©cises tant pour son fonctionnement que pour son contenu. La prĂ©sentation des informations, si elle peut revĂȘtir des formes variĂ©es, se doit de respecter certaines contraintes de concision et de pertinence. Dans ce cas, l’ensemble des tableaux de bord de l’entreprise incite au dialogue et Ă  la motivation des responsables. Son rĂŽle dĂ©passe alors la stricte fonction de contrĂŽle qu’il Ă©tait censĂ© remplir. Le rĂŽle d’un tableau de bord Ă©tant d’alerter les responsables pour le pilotage, la rapiditĂ© de transmission des informations est essentielle. Un renseignement approximatif mais suffisamment approchĂ© et rapide est souvent plus utile qu’un renseignement exact, mais connu trop tard ! La frĂ©quence de publication conduit souvent Ă  prĂ©senter des flashs », selon la dĂ©nomination anglosaxonne par exemple toutes les semaines en attente du tableau de bord dĂ©finitif souvent mensuel. une cohĂ©rence avec l’organigramme ; un contenu synoptique et agrĂ©gĂ© ; une rapiditĂ© d’élaboration et de transmission. Une cohĂ©rence avec l’organigramme Le dĂ©coupage des tableaux de bord doit donc respecter le dĂ©coupage des responsabilitĂ©s et des lignes hiĂ©rarchiques. Pour l’ensemble de l’entreprise, la cartographie des tableaux de bord doit se calquer sur celle de la structure d’autoritĂ©. Cette derniĂšre s’apparente Ă  une pyramide oĂč chaque responsable Reçoit une dĂ©lĂ©gation de pouvoir du niveau hiĂ©rarchique supĂ©rieur et doit, pĂ©riodiquement, rendre compte ; DĂ©lĂšgue au niveau infĂ©rieur une partie de son pouvoir. Cette structure oblige chaque niveau de responsabilitĂ© Ă  trois types de communication une communication descendante quand un niveau donne une dĂ©lĂ©gation de pouvoir assortie d’objectifs nĂ©gociĂ©s au niveau infĂ©rieur ; une communication transversale entre les responsables de mĂȘme niveau hiĂ©rarchique ; une communication montante quand un niveau rend compte de la rĂ©alisation des objectifs reçus. Le rĂ©seau des tableaux de bord est donc une mĂ©canique gigogne » aux caractĂ©ristiques suivantes chaque responsable a son tableau de bord ; chaque tableau de bord a une ligne de totalisation des rĂ©sultats qui doit figurer dans le tableau de bord du niveau hiĂ©rarchique supĂ©rieur ; chaque tableau de bord d’un mĂȘme niveau hiĂ©rarchique doit avoir la mĂȘme structure pour permettre l’agrĂ©gation des donnĂ©es ; l’empilage des informations des tableaux de bord doit respecter la ligne hiĂ©rarchique. Une illustration d’un tel rĂ©seau dans une entreprise de grande distribution est prĂ©sentĂ©e ci-dessous. Pour chaque responsable, les informations retenues concernent spĂ©cifiquement sa gestion car il en est le premier destinataire. Il doit y trouver les Ă©lĂ©ments dont il a besoin pour Ă©clairer ses dĂ©cisions mais uniquement ceux dont il a la maĂźtrise en accord avec la dĂ©lĂ©gation qu’il a reçue. Voici des exemples d’indicateurs possibles selon les niveaux hiĂ©rarchiques. Dans le cas d’une entreprise de distribution d’importance nationale, les tableaux de bord Magasins » peuvent ĂȘtre regroupĂ©s par zone gĂ©ographique au sein d’un tableau de bord gĂ©nĂ©ral. Un contenu synoptique et abrĂ©gĂ© Il s’agit de sĂ©lectionner parmi toutes les informations possibles celles qui sont essentielles pour la gestion du responsable concernĂ©. Le choix consiste Ă  dĂ©terminer les indicateurs pertinents par rapport au champ d’action et Ă  la nature de la dĂ©lĂ©gation du destinataire du tableau de bord. Cette recherche doit, par ailleurs, permettre l’addition d’informations cohĂ©rentes entre elles afin d’obtenir des indicateurs agrĂ©gĂ©s de plus en plus synthĂ©tiques. Pour autant, la recherche d’indicateurs performants ne doit pas conduire Ă  la publication tardive du tableau. Pour chaque centre de responsabilitĂ©, il faut donc suivre la dĂ©marche prĂ©sentĂ©e ci-aprĂšs La rapiditĂ© d’élaboration et de transmission En ce domaine, la rapiditĂ© doit l’emporter sur la prĂ©cision il est souvent prĂ©fĂ©rable d’avoir des Ă©lĂ©ments rĂ©els estimĂ©s plutĂŽt que des donnĂ©es rĂ©elles prĂ©cises mais trop tardives. Le rĂŽle principal du tableau de bord reste d’alerter le responsable sur sa gestion. Il doit mettre en Ɠuvre des actions correctives rapides et efficaces. La prĂ©cision des rĂ©sultats est de toute façon obtenue dans les rapports d’activitĂ© Ă  pĂ©riodicitĂ© mensuelle de la comptabilitĂ© analytique. Cette rapiditĂ© et la frĂ©quence de publication expliquent que les Anglo-saxons nomment souvent les informations collectĂ©es dans les tableaux de bord Flashs ». L’ensemble de ces documents, tableaux de bord, rapport d’activitĂ© analytique et plan d’actions correctives, constitue le suivi budgĂ©taire. II. Objectifs des tableaux de bord 1. Les tableaux de bord outils de pilotage Le terme contrĂŽle a deux dimensions 1 vĂ©rification » contrĂŽle » au sens restrictif et 2 maĂźtrise » avoir le contrĂŽle de
 ». Les tableaux de bord s’inscrivent dans cette seconde perspective et constituent un systĂšme de pilotage de l’entreprise ou d’un service en permettant d’avoir une connaissance des informations essentielles au pilotage ; d’obtenir ces donnĂ©es le plus rapidement possible et en permanence afin de s’assurer que les objectifs dĂ©finis sont atteints. Un tableau de bord est un document de synthĂšse sur mesure » qui doit permettre d’analyser les situations, d’anticiper les Ă©volutions, de rĂ©agir dans des dĂ©lais brefs, en attirant l’attention du responsable sur les points clĂ©s de sa gestion afin de l’amĂ©liorer. Un tableau de bord intĂšgre non seulement des donnĂ©es dĂ©terminĂ©es a posteriori issues des diffĂ©rents centres de responsabilitĂ© et reprĂ©sentant leur activitĂ©, mais Ă©galement les informations de toute nature prĂ©visionnelles, qualitatives, environnementales, etc. qui concourent Ă  la prise de dĂ©cision. 2. Les tableaux de bord outils de communication Un tableau de bord est un outil de communication qui permet le dialogue entre les acteurs qui ont reçu les dĂ©lĂ©gations accordĂ©es et les responsables qui les ont accordĂ©es. Cette communication s’instaure au moment de la conception du tableau de bord et pendant le pilotage commentaire des rĂ©sultats, mise en Ɠuvre de corrections
 3. Les tableaux de bord outils d’évaluation des responsables Dans les entitĂ©s organisĂ©es en centres de responsabilitĂ© ou en filiales, les tableaux de bord sont un systĂšme d’évaluation qui permet de s’assurer que la stratĂ©gie est bien mise en Ɠuvre et que les efforts correspondants sont dĂ©ployĂ©s. Il s’agit de l’acception restrictive du terme contrĂŽle vĂ©rification, inspection, respect d’une norme. 4. Le tableau de bord aide Ă  la dĂ©cision Le tableau de bord donne des informations sur les points clĂ©s de la gestion et sur ses dĂ©rapages possibles mais il doit surtout ĂȘtre Ă  l’initiative de l’action. La connaissance des points faibles doit ĂȘtre obligatoirement complĂ©tĂ©e par une analyse des causes de ces phĂ©nomĂšnes et par la mise en Ɠuvre d’actions correctives suivies et menĂ©es Ă  leur terme. Ce n’est que sous ces conditions que le tableau de bord peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme une aide Ă  la dĂ©cision et prendre sa vĂ©ritable place dans l’ensemble des moyens du suivi budgĂ©taire. III. Contenu du tableau de bord Les tableaux de bord sont contingents » leur contenu les indicateurs est variable et doit ĂȘtre adaptĂ© Ă  l’activitĂ© et Ă  l’organisation de l’entitĂ©. 1. Principes de sĂ©lection des indicateurs La mĂ©thode OVAR acronyme d’Objectifs – Variables d’Actions – Responsables est une dĂ©marche de conception des tableaux de bord et donc de sĂ©lection des indicateurs. Succinctement, la sĂ©lection des indicateurs suit la mĂ©thodologie suivante 1. RĂ©pertorier toutes les composantes de l’activitĂ© et ou centres de responsabilitĂ© et prĂ©ciser pour chacune ses objectifs. 2. Identifier les variables d’action essentielles ou facteurs clĂ©s de succĂšs – FCS de l’entreprise et les dĂ©cliner pour chaque centre de responsabilitĂ©. DĂ©finition La notion de facteurs clĂ©s du succĂšs est issue du champ de la stratĂ©gie d’entreprise. Cette notion repose sur l’idĂ©e que le succĂšs d’une organisation s’appuie gĂ©nĂ©ralement sur les rĂ©sultats obtenus dans un nombre restreint de domaines. Les facteurs clĂ©s de succĂšs sont donc les variables d’action essentielles pour atteindre les objectifs fixĂ©s par l’organisation. La qualitĂ© d’un indicateur s’apprĂ©cie par la signification, l’objectivitĂ© et la fiabilitĂ© c’est-Ă -dire la capacitĂ© Ă  Ă©valuer ou diagnostiquer une situation et Ă  rĂ©vĂ©ler durablement l’essentiel ; la rapiditĂ© d’obtention ; l’utilitĂ© ou pertinence les indicateurs ont pour but l’action. Par exemple, la publicitĂ© peut ĂȘtre un FCS pour le lancement d’un film, la rapiditĂ© de livraison pour une entreprise de vente par correspondance, le nombre de rĂ©fĂ©rences pour un magasin spĂ©cialisĂ© dans du matĂ©riel de sport de haut niveau, le budget recherche et dĂ©veloppement pour un laboratoire pharmaceutique
 Mais le budget recherche et dĂ©veloppement n’est pas un FCS pour l’entreprise de vente par correspondance, et le dĂ©lai de livraison n’est pas un FCS pour le magasin de matĂ©riel de sport, etc. 3. PrĂ©ciser pour chaque variable le niveau Ă  atteindre ou un moyen de comparaison et/ou le seuil de risques, la modalitĂ© de calcul, les sources d’information et les moyens de collecte, la frĂ©quence des mesures. 4. Rattacher clairement chaque indicateur Ă  un responsable. Remarque Importance des Ă©tapes de sĂ©lection des indicateurs Comme les tableaux de bord ne sont pas standardisĂ©s, il est trĂšs important dans la rĂ©solution des exercices de respecter ces diffĂ©rentes Ă©tapes. Ce sont moins les indicateurs retenus, que la dĂ©marche mise en Ɠuvre pour les dĂ©terminer et les justifier, qui est Ă©valuĂ©e. Exemple applicatif Les dirigeants d’un club de basket situĂ© en rĂ©gion parisienne cherchent Ă  amĂ©liorer leurs outils de gestion. Le club a un double objet celui de former des jeunes et celui d’offrir des loisirs. En engageant ses Ă©quipes dans des compĂ©titions, le club contribue en outre Ă  renforcer la bonne image de la commune. L’école de basket s’adresse Ă  des jeunes en formation. Elle fonctionne pendant 35 semaines durant l’annĂ©e. À ces jeunes, s’ajoutent des adhĂ©rents loisirs » qui sont essentiellement des adultes, et parmi lesquels se trouvent beaucoup des parents des enfants de l’école de basket. Les cotisations sont versĂ©es essentiellement Ă  la rentrĂ©e de septembre avec souvent quelques semaines de retard. La cotisation loisirs finance pour une grande partie les charges liĂ©es aux cours de l’école de basket, mĂȘme si elle est beaucoup moins Ă©levĂ©e que dans les clubs privĂ©s des environs. En effet, certains adhĂ©rents ne viennent qu’en semaine et rĂšglent donc une cotisation moins Ă©levĂ©e. Certaines recettes proviennent des sponsors et ne sont jamais garanties d’une annĂ©e sur l’autre. Cette derniĂšre annĂ©e, le club a renforcĂ© l’encadrement des jeunes. Un moniteur anime un groupe de 6 jeunes au lieu de 8. Un groupe occupe un court. Le personnel est composĂ© d’une secrĂ©taire, un agent d’entretien, un professeur, un directeur sportif et cinq moniteurs. L’objectif est d’établir un tableau de bord pour le club de basket en identifiant ses destinataires, sa pĂ©riodicitĂ©, et en choisissant les bons indicateurs. Destinataire Il n’y a pas une seule et unique solution possible. Il est important de justifier ses propositions. Ainsi, on peut dire que ce tableau de bord est utile aux responsables du club mais auxquels prĂ©cisĂ©ment ? S’il est destinĂ© aux seuls prĂ©sident et vice-prĂ©sident, les autres membres du bureau ne seront pas sensibilisĂ©s aux problĂšmes du club. Mieux vaut donc l’établir pour tous les membres du bureau. Faut-il le diffuser Ă©galement auprĂšs des enseignants ? S’il comprend des Ă©lĂ©ments financiers, il vaut mieux une diffusion restreinte ; le directeur sportif doit toutefois en ĂȘtre destinataire afin de mieux mobiliser son Ă©quipe. PĂ©riodicitĂ© On constate que les recettes sont enregistrĂ©es essentiellement en septembre-octobre-novembre alors que les dĂ©penses sont plutĂŽt rĂ©guliĂšres dans l’annĂ©e. Ces recettes ne s’effectuent pas Ă  une date prĂ©cise. Par ailleurs, les compĂ©titions, bien souvent, s’étalent sur une pĂ©riode supĂ©rieure Ă  un mois. Il ne paraĂźt donc pas nĂ©cessaire d’établir un tableau toutes les semaines ou tous les mois mais plutĂŽt tous les trois mois. Par exemple, fin novembre, on fait le point des recettes et des encaissements. Choix des indicateurs Les indicateurs qui apparaissent sur le tableau de bord dĂ©pendent des facteurs clĂ©s qu’il faut identifier. On peut proposer les trois FCS suivants Le rĂŽle social jouĂ© par le club dans la commune le nombre de jeunes formĂ©s
 Le niveau de performance On cherche non seulement Ă  avoir un vivier de jeunes important mais aussi un niveau Ă©levĂ© de performances, donc des joueurs classĂ©s, mais aussi le nombre de compĂ©titions oĂč les membres du club ou les Ă©quipes arrivent au moins en demi-finale ou en finale
 L’équilibre financier est enfin un facteur qui ne peut ĂȘtre ignorĂ©. Pour chacun de ces facteurs clefs, il faut dĂ©terminer au moins un, idĂ©alement deux ou trois indicateurs. 2. Classement selon la nature des indicateurs Il est impossible de dresser une liste exhaustive des indicateurs potentiels. Les critĂšres de classification sont nombreux et, en retenant la nature des indicateurs, ils peuvent ĂȘtre classĂ©s en trois catĂ©gories. Les indicateurs financiers Ce sont des indicateurs exprimĂ©s en valeur monĂ©taire. Ils permettent d’apprĂ©cier un coĂ»t, un chiffre d’affaires, un rĂ©sultat, une marge, la valeur d’une action, une trĂ©sorerie, des crĂ©ances clients, des dettes fournisseurs, etc. Les indicateurs quantitatifs Ces indicateurs quantitatifs autres que financiers diffĂšrent selon les centres contrĂŽlĂ©s. Les indicateurs qualitatifs Plus les indicateurs deviennent qualitatifs plus ils sont subjectifs motivation, capacitĂ© Ă  diriger une Ă©quipe, capacitĂ© Ă  rester performant en pĂ©riode de tension, professionnalisme
 Exemple applicatif suite En poursuivant l’exemple prĂ©cĂ©dent, chaque FCS doit ĂȘtre dĂ©clinĂ© en indicateurs qui doivent ĂȘtre justifiĂ©s. Si la rĂ©ponse n’est pas unique, il est important de sĂ©lectionner des indicateurs simples, dont on peut trouver l’information. Il faut chercher Ă  diversifier les indicateurs quantitatifs nombre d’adhĂ©rents, d’animation
 ou qualitatifs satisfaction
, financiers recettes
 ou non financiers
 3. PrĂ©sentation des tableaux de bord La clartĂ© d’un tableau de bord est la condition de son succĂšs. Le tableau de bord doit ĂȘtre facile Ă  lire et Ă  interprĂ©ter graphiques, tableaux de comparaison des objectifs Ă  atteindre et des rĂ©alisations pour dĂ©gager des Ă©carts en valeur absolue et/ou relative, seuils limites, montants cumulĂ©s pour apprĂ©cier le caractĂšre systĂ©matique ou non d’une dĂ©rive, ratios
 C’est un document synoptique limitĂ© Ă  une page et Ă  une dizaine d’indicateurs significatifs. Il reprend les seules informations utiles au dĂ©cideur. Les tableaux de comparaison comportent deux parties Les indicateurs ; Les valeurs prises par les indicateurs, cette partie se dĂ©composant en objectif, rĂ©alisation, Ă©cart. La comparaison peut se faire par rapport Ă  une prĂ©vision, par rapport Ă  une pĂ©riode prĂ©cĂ©dente par exemple dans la grande distribution, les ventes d’un jour j sont frĂ©quemment comparĂ©es au mĂȘme jour de l’annĂ©e antĂ©rieure, par rapport Ă  une moyenne sectorielle, par rapport Ă  un benchmark » Ă©talon
 Les parties objectif, rĂ©alisation, Ă©cart peuvent elles-mĂȘmes ĂȘtre subdivisĂ©es pour ĂȘtre prĂ©sentĂ©es par pĂ©riode, par cumul
 Il est Ă  noter qu’en gĂ©nĂ©ral le contrĂŽle de gestion n’établit pas un tableau de bord mais des tableaux de bord organisĂ©s selon le principe de l’emboĂźtement gigogne parallĂšlement Ă  la ligne hiĂ©rarchique. Il y a ainsi un tableau de bord pour piloter chaque centre de responsabilitĂ© et seules les informations essentielles au niveau hiĂ©rarchique supĂ©rieur sont remontĂ©es. Le schĂ©ma suivant illustre ce principe Exemple applicatif suite En poursuivant l’exemple prĂ©cĂ©dent, tracer le tableau de bord. Pour ce faire, on pensera surtout Ă  faire apparaĂźtre les moyens de comparaison de chaque indicateur et le moyen de juger de leur importance relative. Dans la pratique, il faut que les utilisateurs du tableau de bord voient immĂ©diatement l’information utile, celle qui rĂ©vĂšle un problĂšme auquel une rĂ©ponse immĂ©diate doit ĂȘtre apportĂ©e. IV. Limites du tableau de bord Les tableaux de bord s’inscrivent souvent dans une vision cloisonnĂ©e des centres de responsabilitĂ© contraire Ă  la notion transversale des processus de la chaĂźne de valeur la satisfaction de la clientĂšle dĂ©pend de la force de vente, de la qualitĂ© du produit, du service de facturation, de la rĂ©ception, etc. De mĂȘme, la mesure de la performance se heurte souvent Ă  une rationalitĂ© individuelle qui peut avoir des effets pervers au niveau global de l’entreprise. Les tableaux de bord sont souvent figĂ©s pendant des annĂ©es le recours aux tableaux de bord suppose une certaine permanence des mesures, mais doit pouvoir s’adapter aux nouveaux besoins. L’objectif des tableaux de bord reste souvent celui du contrĂŽle sans aide au changement ou Ă  l’amĂ©lioration. Les tableaux de bord sont souvent conçus de maniĂšre interne sans souci de comparaison avec des organisations concurrentes meilleures benchmarking. Pour dĂ©passer ces limites Pour un pilotage de la performance, un tableau de bord idĂ©al » doit donc ‱ ĂȘtre Ă©volutif avec des indicateurs qui s’enrichissent ou disparaissent en fonction des besoins ; ‱ ĂȘtre liĂ© aux activitĂ©s et/ou aux processus en tenant compte des interdĂ©pendances ; ‱ ĂȘtre tournĂ© vers l’amĂ©lioration permanente des performances prĂ©sentes et futures ; ‱ permettre la prise d’initiatives et faciliter le dialogue. Source Marc RIQUIN & Olivier VIDAL, contrĂŽle de gestion, DCG intec UE-121 Brigitte DORIATH, contrĂŽle de gestion en 20 fiches
Etudede cas ZARA Rapport de stage: Etude de cas ZARA. Recherche parmi 274 000+ dissertations. Par . hyto ‱ 4 Juin 2018 ‱ Rapport de stage ‱ 2 261 Mots (10 Pages) ‱ 37 906 Vues. Page 1 sur 10 ZARA Nous allons Ă©tudier l’entreprise ZARA qui est une entreprise de prĂȘt-Ă -porter créée en 1974 a Corogne en Espagne. Nous allons voir est-ce-que cette entreprise est une Nota Bene Cette histoire est authentique. Les noms propres ont Ă©tĂ© modifiĂ©s ainsi que les dĂ©tails qui auraient permis d’identifier l’ initiale Les tableaux de bord mis Ă  la disposition des dirigeants d’Elseneur au milieu des annĂ©es 90 prĂ©sentaient des dĂ©fauts manifestes. Les Ă©valuations des donnĂ©es commerciales Ă©taient biaisĂ©es le chiffre d’affaires du dernier mois Ă©tait sous-estimĂ© d’environ 3 % ; la prĂ©sentation des sĂ©ries chronologiques Ă©tait fallacieuse au lieu d'utiliser la correction des variations saisonniĂšres CVS, jugĂ©e trop compliquĂ©e », les dirigeants rĂ©clamaient que l’on prĂ©sentĂąt les donnĂ©es sous la forme R/R rĂ©alisĂ© sur rĂ©alisĂ© », valeur du mois divisĂ©e par la valeur du mois correspondant de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente ou R/P rĂ©alisĂ© sur prĂ©vu », valeur du mois divisĂ©e par celle prĂ©vue par la direction financiĂšre lors de la prĂ©paration du budget. Ces quotients, oĂč se mĂȘlaient deux conjonctures diffĂ©rentes, interdisaient de percevoir l’évolution et retardaient la dĂ©tection des retournements. Ils comportaient des variantes qui alourdissaient les tableaux de bord sans apporter d’information supplĂ©mentaire R/R et R/P Ă©taient parfois appliquĂ©s non Ă  la valeur du mois, mais au cumul depuis le dĂ©but de l’annĂ©e, Ă  la somme glissante des douze derniers mois etc.. Les commentaires paraphrasaient les tableaux de nombres en Ă©grenant des pourcentages ; ils fournissaient peu d’explications il serait d’ailleurs difficile, notons-le, de commenter de façon correcte un indicateur fallacieux. Pourquoi l’on prĂ©fĂšre un estimateur biaisĂ© Le biais de 3 % dans la premiĂšre Ă©valuation publiĂ©e du chiffre d’affaires mensuel d'Elseneur rĂ©sulte du principe de prudence » cher aux comptables vers le 15 du mois m + 1, lors de la premiĂšre publication du chiffre d’affaires du mois m, certaines donnĂ©es ne sont pas encore parvenues. Si une rĂ©gion n’a fourni aucune information, on suppose son chiffre d’affaires nul ; si elle n’a fourni d’information que sur les quantitĂ©s vendues, on les suppose vendues avec la plus forte ristourne. L’évaluation dĂ©finitive du chiffre d’affaires du mois m, publiĂ©e le 15 du mois m + 2, reposera sur une information complĂšte. Ainsi, et systĂ©matiquement, la deuxiĂšme Ă©valuation est supĂ©rieure Ă  la premiĂšre. Nous avons fait remarquer au responsable de ce calcul que, le biais Ă©tant Ă  peu prĂšs constant, il serait possible le corriger. Il nous a rĂ©pondu que s'il publiait des donnĂ©es sans biais, une fois sur deux la publication dĂ©finitive rĂ©viserait Ă  la baisse le chiffre d’affaires du mois prĂ©cĂ©dent. Et il a ajoutĂ© La direction gĂ©nĂ©rale admet les rĂ©visions Ă  la hausse, mais Ă  la premiĂšre rĂ©vision Ă  la baisse je me ferai licencier ». Le DG, peu compĂ©tent en statistique, ignore donc qu’un estimateur sans biais est excessif une fois sur deux en moyenne ; il prĂ©fĂšre recevoir un estimateur biaisĂ©, au risque de fausser sa perception du marchĂ©. Chaque service de l’entreprise se faisant un devoir de publier un tableau de bord, le PDG en recevait chaque mois quelques dizaines, tous conçus selon les mĂ©thodes que nous venons de dĂ©crire donc incomprĂ©hensibles, et en outre mutuellement incohĂ©rents. Il les faisait classer sans les regarder. Lors des rĂ©unions de direction, les Ă©carts entre statistiques obscurcissaient l’interprĂ©tation des faits et occasionnaient de pĂ©nibles discussions. Ces erreurs de mĂ©thode Ă©taient ancrĂ©es dans les habitudes. Le contrĂŽle de gestion Ă©tait trop proche de la comptabilitĂ© pour prendre le recul nĂ©cessaire au raisonnement Ă©conomique. Il Ă©tait donc impossible de corriger ces dĂ©fauts en passant par les mĂȘmes canaux de l’organisation il fallait quelque chose de nouveau. Pourquoi il est difficile de construire un tableau de bord Un tableau de bord, pour ĂȘtre efficace, ne doit fournir aux dirigeants que les indicateurs qui leur sont utiles un tableau de bord lourd n’est pas lu. Pour sĂ©lectionner les indicateurs utiles, il faut entrer dans le raisonnement stratĂ©gique, compĂ©tence rare. Il faut aussi traiter les donnĂ©es, les corriger, les interprĂ©ter pour en extraire l’information cela suppose des compĂ©tences en statistique et en Ă©conomie qui elles aussi sont rares. La dĂ©marche la plus frĂ©quente consiste Ă  produire des tableaux de bord lourds et Ă  laisser au lecteur le soin de s’y retrouver. L’ambition est de dĂ©crire complĂštement » la rĂ©alitĂ© de l’entreprise, but que l’on croit approcher en publiant beaucoup d’indicateurs. Enfin, on suppose que l’ objectivitĂ© » consiste Ă  transcrire telles quelles les donnĂ©es comptables en s’abstenant de toute rectification, alors qu'elles comportent des dĂ©fauts Ă©vidents. Proposition au PDG La maĂźtrise d’ouvrage du systĂšme d’information et la direction de la stratĂ©gie ont proposĂ© au PDG d’établir un tableau de bord qui ferait apparaĂźtre l’évolution tendancielle des principaux indicateurs sur l’entreprise et son marchĂ©. Ce tableau de bord, baptisĂ© par la suite bloc-notes tendanciel », devra se restreindre aux donnĂ©es essentielles il sera court. Pour faire apparaĂźtre les tendances, chaque sĂ©rie sera corrigĂ©e des variations saisonniĂšres et une extrapolation sera ajustĂ©e sur ses derniĂšres valeurs. Les donnĂ©es seront accompagnĂ©es de commentaires signalant les retournements de tendance et expliquant les points aberrants grĂšves, nouveaux produits, Ă©vĂ©nements gĂ©opolitiques etc. La cellule Ă©lĂ©mentaire du bloc-notes comportera ainsi - le graphique d’une sĂ©rie CVS ou de deux ou trois sĂ©ries qu’il est utile de comparer, prolongĂ© par une extrapolation de la tendance, - une fenĂȘtre contenant les nombres essentiels niveau atteint, taux de croissance mensuel, taux de croissance tendanciel, - une autre fenĂȘtre contenant un bref commentaire. Une page du bloc-notes contient une ou deux cellules Ă©lĂ©mentaires. SĂ©lectivitĂ© du tableau de bord On est souvent tentĂ© d'ajouter des indicateurs au tableau de bord pour accroĂźtre sa valeur. Mais supposons l'effort de lecture proportionnel au nombre des indicateurs publiĂ©s. Rangeons les indicateurs par ordre d'utilitĂ© dĂ©croissante et calculons l'utilitĂ© cumulĂ©e des n premiers indicateurs. Si nous en soustrayons la dĂ©sutilitĂ© de la lecture, on obtient l'"utilitĂ© rĂ©sultante" du tableau de bord ; dans le cas reprĂ©sentĂ© ci-dessus, elle est maximale pour cinq ou six indicateurs. Si on enrichit le tableau de bord, son utilitĂ© dĂ©croĂźt elle devient mĂȘme nĂ©gative Ă  partir d'un certain seuil alors le tableau de bord est classĂ© ou jetĂ© sans ĂȘtre lu. On ne peut Ă©videmment en pratique quantifier ni l'utilitĂ© des indicateurs, ni la dĂ©sutilitĂ© de la lecture ; il est bon cependant de garder Ă  l'esprit le raisonnement et le graphique ci-dessus car ils aident Ă  rĂ©sister Ă  la tentation d'enrichir le tableau de bord. Les donnĂ©es ainsi produites seront diffĂ©rentes des donnĂ©es officielles » diffusĂ©es par le contrĂŽle de gestion, car elles seront corrigĂ©es des biais d’observation. Il conviendra donc de limiter leur diffusion. Le bloc-notes sera rĂ©servĂ© aux membres du comitĂ© de direction quinze personnes. Un club du bloc-notes » rassemblera ses rĂ©dacteurs et les personnes qui leur fournissent les donnĂ©es. Celles-ci auront ainsi le privilĂšge de voir les sĂ©ries clĂ©s de l’entreprise et de participer Ă  leur interprĂ©tation ; elles fourniront par la mĂȘme occasion les commentaires nĂ©cessaires. La crĂ©ation de ce club vise aussi Ă  dĂ©samorcer les rĂ©ticences des propriĂ©taires » de l’information en les intĂ©ressant Ă  la rĂ©ussite du bloc-notes. Le DG fut convaincu par une maquette qui montrait la pertinence de la mĂ©thode. Il sera finalement demandĂ© Ă  la direction de la stratĂ©gie de mettre en place le bloc-notes ; le travail sera rĂ©alisĂ© par une petite Ă©quipe. Mise en place Le club du bloc-notes » a Ă©tĂ© mis en place immĂ©diatement. Les participants sont assidus ; toutefois le contrĂŽle de gestion, invitĂ© aux rĂ©unions, prĂ©fĂ©ra d’abord ne pas y participer. Le club est un Ă©lĂ©ment clĂ© du dispositif les rĂ©unions intĂ©ressent les participants et fournissent des commentaires indispensables. Si l’entreprise n’avait pas jusqu'alors de bonnes mĂ©thodes en matiĂšre d’indicateurs et de tableau de bord, elle dispose en effet d’experts qui connaissent parfaitement les donnĂ©es et savent donner un commentaire Ă©clairant. Les rĂ©ticences Ă  fournir l’information sont effacĂ©es. Le bloc-notes, publiĂ© vers le 25 du mois m + 1, comporte une partie fixe sĂ©ries rĂ©guliĂšrement suivies et une partie variable qui Ă©claire un problĂšme jugĂ© particuliĂšrement intĂ©ressant. Il se peut qu’un indicateur temporaire devienne permanent s’il rĂ©pond Ă  une prioritĂ© durable. Une difficultĂ© s'est prĂ©sentĂ©e lors de l’élaboration du premier bloc-notes » pour construire une CVS, il faut disposer de donnĂ©es sur trois ans au moins ; or Elseneur venait d’absorber une autre entreprise. Il fallut reconstituer sur une durĂ©e suffisante l'entitĂ© fictive composĂ©e par la rĂ©union d’Elseneur et de cette entreprise. Les premiĂšres Ă©ditions du bloc-notes ont rencontrĂ© un vif succĂšs auprĂšs du comitĂ© de direction. Quelques exemples d'actualitĂ© ont ensuite permis de prouver l'efficacitĂ© du concept et de la CVS ainsi le bloc-notes a, le premier, permis de mettre en Ă©vidence les effets de la crise financiĂšre asiatique de 1998 sur Elseneur que les indicateurs du type R/R ne faisaient pas apparaĂźtre. Extensions Contenu et plan du bloc-notes Les premiĂšres Ă©ditions ne couvraient pas tout le domaine cible car la constitution du stock des sĂ©ries CVS a Ă©tĂ© progressive. Puis le domaine cible lui-mĂȘme a Ă©voluĂ© pour adapter le bloc-notes aux prioritĂ©s stratĂ©giques. En outre la partie variable a Ă©tĂ© enrichie d'un Ă©ditorial, petite Ă©tude sur le sujet important du mois qui est trĂšs apprĂ©ciĂ©e. Dans sa premiĂšre dĂ©finition, le bloc-notes devait fournir les grandes rubriques permettant un calcul de rentabilitĂ© et un suivi des parts de marchĂ©. Mais la stratĂ©gie de l’entreprise s’articule dĂ©sormais selon quatre dimensions entre lesquelles le PDG s’efforce de maintenir l'Ă©quilibre 1 rapport qualitĂ© / prix du produit ; 2 avantages concurrentiels ; 3 gestion sociale et cognitive ; 4 fonction de production et crĂ©ation du cash-flow. Ces quatre dimensions ont dĂ©terminĂ© la prĂ©sentation du bloc-notes. La gestion sociale et cognitive est le point le plus dĂ©licat si le suivi social s'appuie sur sondage hebdomadaire, Elseneur ne possĂšde pas d'indicateur sur l'Ă©volution du capital intellectuel. La philosophie que reflĂšte ainsi le bloc-notes a toutes les chances d'ĂȘtre pĂ©renne, quels que soient les PDG futurs de l’entreprise. ÉconomĂ©trie Le bloc-notes est essentiellement descriptif mĂȘme si les commentaires apportent des Ă©lĂ©ments d’explication. Or on peut Ă©prouver le besoin de modĂ©liser des schĂ©mas de causalitĂ©, fussent-ils hypothĂ©tiques, pour les tester sur les donnĂ©es d’observation. Les tentatives d’application de l’économĂ©trie aux sĂ©ries chronologiques du bloc-notes ont cependant Ă©tĂ© dĂ©cevantes. Le raisonnement n’utilise donc pas cette technique il repose sur la comparaison visuelle de l’allure des sĂ©ries, et l’économĂ©trie se fait ainsi en quelque sorte Ă  l’Ɠil » et non par le calcul. Il ne faut d’ailleurs pas donner aux dirigeants des explications trop compliquĂ©es. La plupart d’entre eux n'ont plus fait de mathĂ©matiques aprĂšs le lycĂ©e. Il serait impossible de leur prĂ©senter un graphique en Ă©chelle semi-logarithmique ; a fortiori ils ne sont pas prĂȘts Ă  entendre une expertise Ă©conomĂ©trique. Le responsable du bloc-notes avait auparavant modĂ©lisĂ© la fonction de coĂ»t de l’entreprise. Ce modĂšle n’a pas Ă©tĂ© utilisĂ© tel quel dans le bloc-notes mais les connaissances accumulĂ©es lors de son Ă©laboration lui ont Ă©tĂ© utiles. Les calculs de coĂ»t ont Ă©tĂ© d'ailleurs l'occasion d'un affrontement avec le contrĂŽle de gestion central cf. ci-dessous. Diffusion Il aurait Ă©tĂ© possible d’élargir la diffusion du bloc-notes mais le DG a jugĂ© dangereux de mettre en circulation ce document qui rĂ©vĂšle les forces et faiblesses de l’entreprise sa diffusion est donc restĂ©e limitĂ©e au comitĂ© de direction, ce qui lui confĂšre d'ailleurs un grand prestige. Cependant il a Ă©tĂ© mis sur l’Intranet de l’entreprise, sous un contrĂŽle d'accĂšs rigoureux. Certains spĂ©cialistes des divers domaines ont ainsi accĂšs chacun aux indicateurs concernant son domaine. Les personnes habilitĂ©es peuvent trouver sur l’Intranet, outre le contenu de la derniĂšre Ă©dition du bloc-notes, la sĂ©rie complĂšte des Ă©ditoriaux et l’historique des commentaires. On y trouve Ă©galement les dĂ©finitions et des prĂ©cisions sur les pĂ©rimĂštres couverts, ce qui facilite l’interprĂ©tation des donnĂ©es et limite les malentendus. Apports Le bloc-notes est prĂ©sentĂ© au comitĂ© de direction par le DGA qui coiffe la direction de la stratĂ©gie. Ce directeur se fait briefer » par le responsable du bloc-notes avant la rĂ©union ; puis il lui rapporte les questions posĂ©es lors de la rĂ©union. Le bloc-notes conforte la lĂ©gitimitĂ© de ce DGA au comitĂ© de direction. Le bloc-notes est soigneusement et sĂ©rieusement examinĂ© par le comitĂ© de direction sa discussion occupe trois quarts d'heure dans une rĂ©union de quatre heures. Il fournit aux dirigeants une base cohĂ©rente, et les pertes de temps naguĂšre occasionnĂ©es par les divergences entre statistiques ne se produisent plus. Comme les calculs rĂ©alisĂ©s par l’équipe du bloc-notes n’ont jamais Ă©tĂ© mis en dĂ©faut, un climat de confiance s’est créé. Les chiffres ne sont plus discutĂ©s. En cas d'Ă©volution brusque la premiĂšre question porte sur leur qualitĂ©, puis trĂšs vite le comitĂ© de direction passe Ă  l'interprĂ©tation du phĂ©nomĂšne. Le bloc-notes a permis de graver dans la mĂ©moire des dirigeants le profil de certaines sĂ©ries, ainsi que certaines proportions et ordres de grandeur essentiels. Les commentaires sont apprĂ©ciĂ©s ils sĂ©curisent le chiffrage en montrant que l'information a Ă©tĂ© analysĂ©e et contribuent Ă  l'efficacitĂ© de la lecture. MĂȘme si certains dirigeants prĂ©tendent avoir tout compris avant qu’on ne le leur explique, aucun d'entre eux ne rĂ©clame la suppression des commentaires. L'extrapolation des tendances nourrit le commentaire en fait, la tendance est l'information principale fournie par le bloc-notes. Elle a d'autant plus de valeur qu'elle a Ă©tĂ© validĂ©e par les experts du domaine. La succession des blocs-notes permet de signaler ses inflexions et retournements. Certains dirigeants disent voir la tendance sur le graphique sans qu'on la leur indique, mais ils ne pourraient sans doute pas dĂ©tecter ses retournements. Si la sĂ©lectivitĂ© du bloc-notes est une ascĂšse, elle est apprĂ©ciĂ©e. Il est accompagnĂ© d'annexes fournissant des ventilations par marchĂ©. Elles ne sont pas regardĂ©es par le comitĂ© de direction et ne sont lĂ  que pour apporter un Ă©ventuel complĂ©ment d'information. Le bloc-notes est une aide pour la dĂ©cision, mais une aide indirecte. Il ne dicte pas Ă  lui seul la dĂ©cision elle suppose une rĂ©flexion et une concertation approfondies. Comme il permet aux dirigeants de partager la mĂȘme connaissance des ordres de grandeur et des tendances, il leur fournit un cadre conceptuel commun qui facilite la prĂ©paration de la dĂ©cision. Par ailleurs les indicateurs rĂ©vĂšlent parfois un problĂšme de façon prĂ©coce et facilitent sa perception collective au sein du comitĂ© de direction, Ă©tape nĂ©cessaire mĂȘme si elle n’est pas suffisante de la solution. DifficultĂ©s politiques » Au total, la pĂ©rennitĂ© du bloc-notes semble assurĂ©e. Son rattachement Ă  la direction de la stratĂ©gie devrait ĂȘtre durable ; il pourrait ĂȘtre Ă©galement rattachĂ© au DG. Il faut en tout cas qu'il soit Ă©tabli par une direction gĂ©nĂ©raliste. S'il Ă©tait Ă©tabli par le contrĂŽle de gestion donc rattachĂ© Ă  la direction financiĂšre il accorderait trop de place aux donnĂ©es financiĂšres. Cependant le contrĂŽle de gestion n’a jamais acceptĂ© que le tableau de bord soit Ă©tabli par un autre service. Son opposition reprĂ©sente le principal risque politique. Lorsque le bloc-notes a Ă©tĂ© lancĂ©, le contrĂŽleur de gestion a Ă©tĂ© invitĂ© aux rĂ©unions du club mais n’a pas acceptĂ© d’y participer. Son successeur participe aux rĂ©unions ; il s’intĂ©resse aux indicateurs, pose des questions, mais ne contribue pas Ă  leur interprĂ©tation. Lorsqu'il est lĂ , le climat de la rĂ©union n’est d'ailleurs pas le mĂȘme le contrĂŽle de gestion est craint parce qu’il dĂ©tient un pouvoir sur les budgets. En sa prĂ©sence les participants se sentent moins libres de parler. Si sa participation aux rĂ©unions est un fait positif, celles-ci sont donc plus productives quand il est absent. Les indicateurs de coĂ»t Le conflit s'est durci lorsque le bloc-notes a publiĂ© un indicateur mensuel du coĂ»t unitaire des produits. Le contrĂŽle de gestion produisait des comptes d'exploitation par produit CEP trimestriels en principe, en fait souvent semestriels. L'Ă©quipe du bloc-notes a conçu un modĂšle qui permet d'estimer des coĂ»ts mensuels en s'appuyant sur les indicateurs et en se calant sur le CEP elle utilise ici l'Ă©conomĂ©trie comme technique d'estimation. L'Ă©cart constatĂ© aprĂšs coup entre cette estimation et la mesure que fournit le CEP est instructif. Ce travail a cependant Ă©tĂ© contestĂ© par le contrĂŽle de gestion et la dĂ©cision a dĂ» remonter Ă  l’arbitrage du directeur financier. Le CEP a d'ailleurs quelques dĂ©fauts comme il repose sur une comptabilitĂ© de trĂ©sorerie et non sur une comptabilitĂ© au fait gĂ©nĂ©rateur, il porte la trace des alĂ©as des dates de facturation et de paiement. Cependant il Ă©tait politiquement impossible pour le bloc-notes de s'Ă©carter des coĂ»ts publiĂ©s par le CEP, du moins au niveau global et aux niveaux agrĂ©gĂ©s de la nomenclature des produits. Par contre aux niveaux dĂ©taillĂ©s les erreurs du CEP sont par trop apparentes et l'Ă©quipe du bloc-notes a dĂ» s'affranchir de la contrainte du calage. Évolution des indicateurs de coĂ»t Le contrĂŽle de gestion a finalement supprimĂ© le CEP pour construire le modĂšle ACP Analyse des CoĂ»ts de Production alimentĂ© par le progiciel SAP qui Ă©quipe Elseneur. Comme SAP ne fournit pas de coĂ»ts unitaires au niveau mensuel, ACP les Ă©value en multipliant les volumes par des coĂ»ts standards annuels il pose ainsi l'hypothĂšse, trĂšs grossiĂšre, que les coĂ»ts unitaires restent constants durant l'annĂ©e. ACP fonctionne mal, ne satisfait personne, et le contrĂŽle de gestion reste sourd aux avis des utilisateurs. Il n'y a pas eu de recouvrement entre CEP et ACP le bloc-notes a donc dĂ» pendant un temps cesser de publier ses estimations de coĂ»t. L'Ă©quipe du bloc-notes est en train de mettre au point une mĂ©thode qui s'appuiera sur ACP et l'amĂ©liorera en rĂ©partissant au mieux la poubelle » quelques centaines de millions d'euros par mois oĂč s'accumulent les Ă©carts entre les coĂ»ts constatĂ©s et l'estimation fondĂ©e sur les coĂ»ts standards. Le bloc-notes publiera ainsi des coĂ»ts dĂ©taillĂ©s diffĂ©rents ce ceux que fournit ACP, et l'on peut donc s'attendre Ă  un nouvel affrontement. Un projet concurrent Enfin le contrĂŽle de gestion a entrepris de mettre en place, dans la foulĂ©e de SAP, un tableau de bord du DG » qui serait mis sur l’Intranet de l’entreprise. Il entend ainsi publier 150 indicateurs mensuels produits automatiquement. Ce projet coĂ»teux, qui emploie une armĂ©e de consultants, tourne le dos Ă  la mĂ©thode artisanale employĂ©e pour le bloc-notes. Il ferait retomber l’entreprise dans l’orniĂšre du tableau de bord lourd, peu commentĂ©, produit automatiquement et Ă©ventuellement mal vĂ©rifiĂ©. La cohabitation de deux tableaux de bord, si elle se produit un jour, suscitera la confusion dans l'esprit des dirigeants. Il semble toutefois peu probable que le contrĂŽle de gestion parvienne Ă  construire un tableau de bord convenable. Pour le moment, le futur tableau de bord du DG » n'est pas utilisĂ©. Il ne publie que cinq indicateurs, diffusĂ©s Ă  l'aide d'un modeste outil HTML qui exige 30 secondes pour afficher des images de courbes figĂ©es. Il est un peu choquant que ce projet ait pu consommer une telle part des ressources budgĂ©taires, mais il est vrai que le contrĂŽle de gestion central peut accĂ©der Ă  ces ressources-lĂ  plus aisĂ©ment que les autres services. jai fais un Tableau de bord comportant des graphiques dynamiques Ă  partir des TCD. LĂ  je rencontre un problĂšme avec les notes de satisfaction car il y'a des notes qui sont dĂ©cimales ce qui fausse mes aperçu. Par exemple lorsque je clique sur les Ă©lĂ©ments du segment degrĂ© de satisfaction, les rĂ©sultats que j'obtiens ne correspondent Bonjour Ă  tous amis du code civil !VoilĂ  je suis en pleine rĂ©visions pour mon exam terminal de contrats spĂ©ciauxLe prof nous avait soumis un cas lors de l’interro, que je pensais avoir rĂ©ussi mais
finalement non !PARIS, le 19 mars 2012la sociĂ©tĂ© cheapcar s'engage Ă  vendre Ă  qui s'engage Ă  l'acheter, u vĂ©hicule de marque Hummer au prix correspondant au tarif du constructeur au jour de la dĂ©livrance prĂ©vue le 18 avril 2012 dĂ©solĂ© CAMILLE il y avait bien une date. la conclusion du contrat dĂ©finitif aura lieu Ă  cette en 2 exemplaires, dont un remis Ă  chaque partie, signĂ© cheapcar , Mr HoratioCa matin Horatio apprend que son futur vĂ©hicule Ă  Ă©tĂ© incendiĂ© par un gang nature et validitĂ© de l'acte conclu entre les parties2 effets de l'acte3 incidence de la destruction du bien sur l'execution du contratAlors selon moi en rĂ©sumĂ© Il fallait dĂ©finir le type de contrat unissant les 2 parties promesse de vente puisqu’ il y a accord sur la chose vĂ©hicule de type Hummer et sur le prix tarif constructeur tiers au contrat dc valable donc promesse de vente synallagmatique, mais comme le contrat dĂ©finitif n’a pas pu ĂȘtre rĂ©alisĂ©, les risques ne sont pas transfĂ©rĂ©s Ă  l’acheteur. C’est donc le vendeur qui supporte la perte de l’automobile res perit domino d’autant que la livraison ne pourra jamais avoir lieu vu que le bien a Ă©tĂ© dĂ©truit ; et la vente peut ĂȘtre annulĂ©e puisque la cause du contrat n’existe mon chargĂ© de TD il ya bien eu promesse de vente puisque accord sur la chose et le prix ça je suis ok et donc selon l’article 1589 la promesse de vente vaut vente » alors la vente Ă©tait parfaite, les risques ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©s Ă  l’acheteur c'est donc Ă  lui de supporter la perte. LĂ  je suis franchement perplexe
 Si l’un d’entre vous peut m’éclairer sur ce point de vue, ça serait super car lĂ  je suis un peu ce point ou un autre s’il y a quelque chose qui vous chiffonne sur ma rĂ©ponse, dĂ©battons, pas de problĂšme Merci Ă  tous pour votre aide

ContrĂŽle de gestion ‱ Tableau de bord ‱ Performance ‱ Reporting ‱ CoĂ»t . Conception et mise en place d'un systĂšme de contrĂŽle de gestion au sein d’une entreprise de Construction BĂątiment et Logistique Industrielle : cas de Praise Consulting and Services SARL. Renaud Dimitri MAKELE, Promotion 2015-2016 / M2 MSO - Cohorte d’Avril 2015 iii ABSTRACT The purpose

Objectifs: Comprendre et appliquer, dans le cadre des diagrammes de classes, les concepts de classes, d’hĂ©ritage, et d’association. Exercice 1. Pour chaque exemple ci-dessous, indiquez si la relation prĂ©sentĂ©e est une gĂ©nĂ©ralisation, une agrĂ©gation ou une association : Un pays a une capitale. Une transaction boursiĂšre est un achat

Étudesde cas; Exercice. Tableau Ă  complĂ©ter; Elaboration du tableau d'analyse prĂ©visionnel des flux de ressources humaines; Texte Ă  complĂ©ter; QCM 1 - DĂ©finition de la stratĂ©gie globale de l'entreprise. QCM 2 - DĂ©finition de la stratĂ©gie globale de l'entreprise. QCM 1 - La modification structurelle des ressources humaines

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